Violence et voie de fait : O. Diallo traine son petit ami, Ch. A. Ndiaye devant la barre pour lui avoir pris son enfant.


Violence et voie de fait : O. Diallo traine son petit ami, Ch. A. Ndiaye devant la barre pour lui avoir pris son enfant.
Ch. A. Ndiaye alias Chérif, M. Mbaye et O. Dia ont été tous attraits, ce 2 septembre, à la barre de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar pour être jugés des délits de vol, enlèvement d'enfant, violences et voie de fait à l'encontre de la dame O. Diallo. Les faits remontent au 8 août dernier après que Ch. A. Ndiaye s'est acharné sur la plaignante en lui retirant de force son enfant avant de le lui restituer dans les 48 heures qui ont suivi. Il ressort des débats d'audience que Ch. A. Ndiaye et O. Diallo partageait une relation intime qui les amenait souvent à se tirailler. Cette fois-ci a été la bagarre de trop.

Interpellé sur son acte, Ch. A. Ndiaye a nié les délits d'enlèvement d'enfant, de vol, de violence et voie de fait qui lui sont reprochés en complicité avec M. Mbaye et O. Dia et souligne un malentendu.

"J'étais parti voir O. Dia quand O. Diallo m'a appelé pour nous rejoindre à Tivaouane Peulh. Une fois qu'elle s'est présentée, nous avons eu une dispute et elle est partie en laissant sur place son fils. D'ailleurs, nous l'avions appelée pour qu'elle revienne le récupérer", a expliqué Ch. A. Ndiaye dit Chérif.

La plaignante, O. Diallo qui a instruit le dossier parle pour sa part de séquestration de son enfant qui résulte d'une hostilité avec le principal mis en cause, Ch. A Ndiaye.

"Je l'ai appelé, il m'a dit être au croisement Tivaouane Peulh et m'a demandé de venir. Je suis parti avec P. Fall qui me tenait compagnie et lorsqu'on est arrivé sur place, Ch. A. Ndiaye et ses amis ont enlevé mon enfant. Ils ont attaqué P. Fall jusqu'à déchirer complètement ses habits et subtiliser son portable", a expliqué O. Diallo. Interpellé sur le portable volé, Ch. A. Ndiaye a renseigné ne pas avoir vu le téléphone.

Revenant sur son implication dans cette affaire, O. Dia a renseigné que le nommé Chérif est son ami et qu'il était venu, le jour des faits, lui rendre visite en compagnie de M. Mbaye à Tivaouane Peulh. Il n'a cependant pas été témoin de la bagarre qui opposait Ch. A. Ndiaye à sa petite amie O. Diallo. 

Par contre M. Mbaye lui, a expliqué avoir assisté à la scène. "J'étais là quand ils se bagarraient mais je n'y ai pas pris part. C'est lorsque Ch. A. Ndiaye et O. Diallo se bagarraient qu'on a essayé de les séparer en gardant l'enfant pour éviter que quelque chose ne lui arrive. O. Diallo est par la suite partie sans prendre la peine de récupérer son fils", a-t-il déclaré devant la barre.

S'adressant au juge pour expliquer les raisons pour lesquelles elle a choisi de rebrousser chemin sans son enfant, O. Diallo évoque les violences subies et exprime sa peur à l'endroit de Ch. A. Ndiaye.

"L'enfant m'a été rendu le lendemain après midi. Chérif m'a appelé pour revenir le récupérer mais j'avais peur qu'il me cause davantage de problèmes. J'ai préféré partir voir les gendarmes", a-t-elle dit.

Dans sa plaidoirie, le parquet a renseigné que le fait d'enlèvement ne saurait être établi contre les 3 accusés et retient les faits de violence et voie de fait contre Ch. A. Ndiaye.

"Les prévenus n'ont pas montré une attitude de complicité d'enlèvement et doivent être relaxés purement et simplement mais Ch. A. Ndiaye doit être condamné pour violence et voie de fait à l'endroit de la plaignante O. Diallo", a plaidé le procureur général.

La défense a, quant à elle, sollicité la clémence de la cour en évoquant un malentendu.

Dans sa délibération, le juge a relaxé tous les prévenus du délit d'enlèvement d'enfant. Il a notamment condamné Ch. A. Ndiaye à 2 ans d'emprisonnement dont 1 mois ferme pour violence et voie de fait et relaxé tous les prévenus du délit d'enlèvement d'enfant.


Jeudi 2 Septembre 2021
Dakaractu



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