Violence en milieu scolaire : « L’autorité défiée, une crise sociétale profonde ».(Cheikh Mbow, Cosydep)


Violence en milieu scolaire : « L’autorité défiée, une crise sociétale profonde ».(Cheikh Mbow, Cosydep)
Le directeur exécutif de COSYDEP n’a pas tardé à réagir suite à la publication d’une vidéo qui est devenue virale sur les réseaux sociaux. On y voit clairement des élèves du CEM de Hann, commettre des actes de vandalisme au sein de l'établissement, célébrant ainsi la fin des cours de l’année académique 2020-2021.

Selon Cheikh Mbow, « nous avons constaté plusieurs actes de violences, de toutes sortes, lors de cette fin d’année. On a eu à faire face à des violences physiques, verbales que ce soit entre élèves ou sur des enseignants, des saccages de biens et de matériel. Nous condamnons vigoureusement… »

Mais ces actes sont l’expression d’un mal très profond, car ils sont avant tout l'expression d'une crise sociétale inquiétante. La crise de l'autorité est établie, l'institution publique bénéficie de très peu de respect, selon toujours le D. E de Cosydep. « L’autorité  tant religieuse, coutumière, étatique, administrative, toutes sont défiées. Les parents n’y échappent pas. Il faut aujourd’hui agir au-delà de l’école et trouver la solution aussi dans les familles, dans les médias, les réseaux sociaux… » , dira-t-il.

Ainsi pour que l’école sénégalaise retrouve son lustre d’antan et la quiétude nécessaire, il faudra forcément, « des mesures fortes. D’abord de façon immédiate, il faut engager l’État à prendre des mesures conservatoires et vigoureuses contre toutes ses formes de violence dans l’espace scolaire et universitaire. Il faut cerner le phénomène pour en déterminer les causes sur la base d’une approche inclusive qui implique l’ensemble des acteurs, y compris les élèves eux mêmes pour les comprendre et leurs parents. Il faut aussi interroger nos méthodes d’éducation qui ne doivent plus ignorer l’environnement  numérique et médiatique qui influe sur la promotion de la violence », a-t-il  ajouté.

Les responsabilités sur ces violences notées dans la société sont partagées. Les parents ont une responsabilité, car l’école n’est pas seulement ce cadre formel, mais elle est aussi concurrencée par d'autres écoles ouvertes que sont les médias, les réseaux sociaux, en plus de la famille. Alors, il faut profiter de ces grandes vacances scolaires  pour réfléchir de manière profonde sur cette question et mettre aux normes l’environnement de nos apprentissages face aux effectifs pléthoriques en vue de garantir un encadrement correct et rapproché des élèves. Il nous aussi repenser les organes de gestion dans leur structure et leur fonction.
Jeudi 15 Juillet 2021
Dakaractu



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