Viol collectif présumé à Touba pendant le Magal :Les deux suspects passent aux aveux et livrent leurs trois complices

Une jeune femme aurait été agressée sexuellement par cinq hommes dans un bâtiment en construction à Darou Marnane, au lendemain du Grand Magal de Touba. Filmée nue puis menacée de voir les images diffusées sur TikTok, elle a porté plainte. Deux premiers suspects interpellés lors d’un rendez-vous piégé ont reconnu leur implication, selon L’Observateur, permettant aux enquêteurs de remonter jusqu’à trois autres hommes.


Une enquête particulièrement grave a conduit à l’interpellation de cinq hommes soupçonnés d’avoir participé à un viol collectif à Touba. Selon L’Observateur, les faits remontent à la nuit du lundi 3 au mardi 4 août 2026, au lendemain du Grand Magal.
 
La victime, désignée par les initiales B. Diagne, se promenait dans le quartier Darou Marnane avec son petit ami, A. Thiobane. Arrivés à hauteur du sous-quartier Niary Pneus, ils auraient été surpris par cinq hommes.
 
L’un des membres du groupe aurait brandi une machette et menacé le jeune homme. Pris de peur, le compagnon de B. Diagne aurait pris la fuite, laissant la jeune femme face à ses agresseurs.
 
Selon le récit de L’Observateur, la victime aurait ensuite été conduite de force dans un bâtiment en construction. Elle y aurait subi des violences sexuelles commises successivement par plusieurs membres du groupe. L’un des suspects aurait également filmé la scène et la jeune femme nue.
 
Les agresseurs présumés auraient ensuite utilisé ces images pour intimider leur victime, en la menaçant d’une diffusion sur TikTok si elle révélait ce qui s’était passé.
 
Malgré ces menaces, B. Diagne s’est rendue dès le lendemain au commissariat de Ndamatou pour déposer plainte. Les policiers auraient alors mis en place une stratégie pour identifier et arrêter les suspects. La jeune femme aurait été invitée à accepter un rendez-vous proposé par la bande.
 
Le dispositif a fonctionné. Deux hommes, N.D. et B.T., se sont présentés au rendez-vous en pensant retrouver la victime. Les policiers les ont interpellés sur place avant de les conduire au commissariat.
 
L’Observateur rapporte que, confrontés aux éléments de l’enquête, les deux suspects ont fini par reconnaître leur implication. N.D. aurait admis avoir été le premier à agresser sexuellement la jeune femme avant que d’autres membres du groupe ne prennent le relais. B.T. aurait pour sa part reconnu avoir réalisé la vidéo utilisée ensuite comme instrument de menace et de chantage.
 
Les auditions ont ensuite permis aux enquêteurs d’identifier trois autres personnes désignées par les initiales B.N., A.B. et S.S. Les trois suspects ont été rapidement retrouvés et interpellés, portant à cinq le nombre de personnes arrêtées dans cette affaire.
 
Les mis en cause sont âgés de 21 à 39 ans. À l’issue de leur garde à vue, ils devaient être présentés au parquet de Diourbel notamment pour des faits qualifiés de viol collectif, menaces de mort, extorsion, chantage et collecte illicite de données à caractère personnel.
 
L’Observateur indique, en citant des sources présentées comme dignes de foi, qu’un placement sous mandat de dépôt des cinq suspects était envisagé. Cette décision relève toutefois de l’autorité judiciaire.
Jeudi 13 Aout 2026
Dakaractu