Vente illégale de terrain: un jardinier écope de 6 mois de prison pour avoir cédé un lopin à 1 million FCFA sur la VDN


Trainé à la barre pour vente illégale de terrain, le jardinier, M. Badji a été jugé et reconnu coupable.

Se réclamant propriétaire de parcelles de terre sur la Voie de Dégagement Nord (VDN) sur l’axe Bambilor, le mis en cause a cédé une part de ses terrains sans aucun document. Interrogé, il avance des raisons indépendantes de sa volonté.

« J’ai vendu un terrain qui m’appartient à 100000FCFA. Le prolongement de la Vdn est passée sur la parcelle», a dit M. Badji qui a essayé de justifier l’absence de documents attestant la propriété et la vente du lopin de terre.

« Le terrain a des papiers mais qui ne sont pas disponibles. C’est la mairie qui doit me les remettre. La municipalité a elle-même procédé au terrassement du lot de parcelles», a indiqué le jardinier.

Interpellé sur son patrimoine, M. Badji a expliqué avoir hérité l’espace de son père décédé.

« L’Etat doit me dédommager avec le passage de la VDN sur le terrain mais on attend encore le versement. J’ai hérité le terrain de mon défunt père. Il reste d’autres parcelles mais le client à qui j’avais vendu le lopin n’a pas voulu que je lui céde un autre terrain parce qu’il doute de moi», a raconté M. Badji. Ce dernier a également été appelé à clarifier le mode de paiement de l’achat.

« Il me payait par tranche avec des sommes qui varient entre 200 000FCFA et 300 000FCFA. Je lui ai demandé de m’accorder du temps pour lui reverser son argent et je sollicite 3 mois pour restituer l’argent», a déclaré le prévenu M. Badji.



Dans sa réquisition, le procureur a demandé 1 mois ferme de prison contre le sieur M. Badji.

Pour l’avocat de la défense, Me Babacar Ndiaye, son client n’a pas respecté les formalités de vente de terrain du fait de son manque d’information.

« Il a commis une faute et à ce titre on peut lui appliquer une application de la loi car le bien immobilier existe. Il n’a jamais eu l’intention d’escroquer personne. C’est la première fois qu’il comparait devant cette barre», a plaidé le conseil.

Statuant publiquement et contradictoirement, le tribunal a reconnu le jardinier M. Badji coupable des faits de vente illégale de terrain. Il l’a condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis.
Mercredi 3 Janvier 2024
Moussa Beye