VIOLENCE CONTRE LES AFRICAINS EN AFRIQUE DU SUD : HONTE A NOUS !


Honte à l’Union Africaine pour son silence coupable.

Honte au syndicat des Chefs d’Etat Africains pour son indifférence coupable.

Honte à l’ONU pour son inertie coupable.

Honte au Gouvernement Sud Africain qui est complice des tragiques événements actuels.

Les images qui nous arrivent d’Afrique du Sud sont en soi révoltantes et choquantes. Elles sont inacceptables pour tout être humain et heurtent la conscience de toute personne « normale ». Au demeurant c’est l’humanité toute entière qui est interpellée car il est inadmissible, qu’en 2019, des hommes et des femmes soient torturés et assassinés en public du simple fait qu’ils soient des étrangers ou que des barbares les considèrent comme tels sur la terre de Nelson MANDELA.

Il est temps d’arrêter le massacre. Demain il sera déjà trop tard. Combien de morts supplémentaires sont nécessaires pour sortir de leur torpeur nos Chefs d’Etat ? Combien d’images de massacres insoutenables sont encore nécessaires pour que l’ONU daigne enfin levez le bout du nez et bouger un petit doigt réprobateur ?

Demain il sera déjà trop tard et il ne faut surtout pas compter sur le gouvernement Sud Africain pour circonscrire le mal. En effet, devant son échec économique et social, la tentation est grande de laisser son peuple se défouler sur l’Etranger. Pas n’importe quel étranger ; mais exclusivement son frère de couleur et de sang, son voisin frontalier qui symbolise pour ces hordes lâchées, leurs propres peurs et leurs souffrances enfouies et sédimentées par des années de renoncement et de déni.

Au delà des cris d’indignation éventuels, l’Afrique d’abord, le monde ensuite, n’ont pas le droit de regarder faire. La souveraineté d’un Etat s’arrête la ou commence la violation des droits humains. Surtout quand les actes posés sont attentatoires au premier de ces droits ; le droit à la vie tout simplement.

Je refuse d’envisager, ou pire d’accepter, que les droits humains consacrés ne concernent pas notre continent. Je refuse de penser que l’Afrique a le droit, épisodiquement mais régulièrement, de retourner aux âges farouches et de piétiner impunément la condition humaine. Je refuse de penser, un seul moment, que nos chefs d’Etat vont se réfugier derrière le devoir de non ingérence pour laisser faire.

La communauté internationale a validé le droit d’ingérence dés lors que les droits humains sont bafoués  de manière si ostensible. Alors il est l’heure d’agir.

Il est l’heure d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Au Nigeria déjà, des opérations de représailles ont débuté. A qui le tour demain ? Pauvre Afrique.

                                                            
Ibrahima ISODIA SOW
Jeudi 5 Septembre 2019
Dakaractu



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