Utilisation des ressources pétrolières et gazières : 
Les Sénégalais veulent avoir le gaz et l’argent du gaz !


Utilisation des ressources pétrolières et gazières : 
Les Sénégalais veulent avoir le gaz et l’argent du gaz !
C’est le message contenu dans la contribution écrite remise, en mains propres, au Président Macky Sall, par l’Association Sénégalaise pour le Développement de l’Energie en Afrique (ASDEA), lors de la concertation nationale sur l’exploitation des ressources gazières et pétrolières.
En effet, ce regroupement d’experts est persuadé que, non seulement, cela est tout-à-fait possible, mais encore, que c’est ce qui permet d’être conforme avec l’article 25-1 de la Constitution qui dit que : « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles servent à améliorer leurs conditions de vie et leur bien-être… ».
Que proposent-ils ? Tout simplement que, comme l’eau et l’électricité, notre gaz naturel soit distribué, à travers un réseau de canalisations enterrées, aux ménages, aux entreprises et aux collectivités, pour la cuisson qui représente près de 65% de l’énergie finale consommée au Sénégal, c’est-à-dire plus que toute l’électricité et toute la consommation de carburant des véhicules automobiles. Ces 65% proviennent du bois et du charbon de bois et sont la cause de la déforestation, de la désertification, de la rareté des pluies et du changement climatique.
Avoir le gaz chez soi, pour son propre confort, pour la santé des ménagères qui, en faisant la cuisine, n’auront plus à respirer la fumée dégagée par le bois ou le charbon de bois, ni à transporter les lourdes bonbonnes de gaz, payer moins cher sa facture de gaz et d’électricité.
Avoir l’argent du gaz que la rente gazière va injecter dans l’économie créant des milliers d’emplois salariés modernes et permanents, augmenter les salaires des fonctionnaires et du secteur privé, les bourses des étudiants, les bourses familiales, les pensions des retraités, augmenter le pouvoir d’achat des populations, etc.
Par quels moyens ? Par la création d’un service public de transport et de distribution de gaz naturel, dont le financement serait à la charge de l’opérateur gazier.
Ailleurs, les gens réclament le beurre et l’argent du beurre. Au Sénégal, par une seule décision prise à la suite de cette concertation nationale, ici et maintenant, les populations auront le gaz naturel et l’argent du gaz naturel.

Elhadj Ibrahima NDAO
Dimanche 17 Juin 2018
Dakaractu




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