Une société confrontée à une crise profonde
La Sonacos traverse une période particulièrement difficile. D’après L’observateur, le nouveau directeur général, Cheikh Ahmed Tidiane Guèye, hérite d’une entreprise décrite comme fragilisée. Le contraste serait important entre la communication officielle sur la collecte d’arachide et la réalité du terrain.
Selon Thié Mbaye Ndiaye, secrétaire général national adjoint du Syndicat des corps gras de la Sonacos, cité par L’observateur, la production est en train de se dégrader. Il estime que plusieurs unités industrielles fonctionnent très en dessous de leurs capacités normales.
Des usines qui tournent au ralenti
La situation des usines est présentée comme préoccupante. L’unité de Kaolack, qui pourrait traiter environ 1 500 tonnes d’arachides par jour, n’atteindrait actuellement qu’environ 200 tonnes quotidiennes. À Ziguinchor, dont la capacité serait estimée à 1 000 tonnes par jour, la production serait tombée à moins de 100 tonnes par jour.
Au total, selon le syndicaliste cité par L’observateur, les deux principales usines de la Sonacos ne produiraient pas plus de 400 tonnes par jour, alors qu’elles devraient approcher les 2 500 à 3 000 tonnes quotidiennes.
Des pannes et un manque de pièces de rechange
Les difficultés ne seraient pas seulement liées à l’organisation. Le responsable syndical évoque aussi un déficit de maintenance et de pièces de rechange. Lorsque certaines machines tombent en panne, les mécaniciens seraient obligés de démonter des pièces sur d’autres équipements pour tenter de relancer la production.
Cette pratique, selon lui, traduit l’état de dégradation des outils industriels. Plusieurs unités seraient aujourd’hui à l’arrêt depuis des années, faute d’investissements conséquents.
380 000 tonnes de graines immobilisées
Le point le plus inquiétant concerne les stocks. Selon les estimations rapportées par L’observateur, près de 380 000 tonnes de graines seraient immobilisées dans les différentes usines de la Sonacos. Certaines se trouveraient à l’air libre ou dans des espaces devenus insuffisants.
Le syndicaliste alerte sur les risques de détérioration progressive des graines. Il insiste sur l’urgence de transformer rapidement cette matière première, faute de quoi les pertes pourraient devenir importantes.
Des difficultés financières qui aggravent la situation
Au-delà des problèmes industriels, la Sonacos serait aussi confrontée à des difficultés financières. L’observateur rapporte que l’entreprise ferait face à des tensions avec ses fournisseurs, notamment pour des factures impayées. Des dettes envers la Caisse de sécurité sociale et les créances importantes vis-à-vis de la Senelec sont également évoquées.
La société disposerait encore d’autorisations pour éviter certaines coupures d’électricité, mais des centrales électriques installées dans plusieurs sites industriels ne pourraient pas toujours fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement autonome des usines.
La direction rassure, les syndicalistes alertent
Face aux accusations, les délégués du personnel rassurent. Selon Florian Maïssa Sène Ndiaye, cité par L’observateur, les informations évoquant plusieurs centaines de milliers de tonnes de graines immobilisées seraient exagérées. Il affirme que les activités industrielles se poursuivent normalement et que l’objectif de collecte de plus de 225 000 tonnes de graines a été dépassé.
Mais les inquiétudes syndicales demeurent. Le dossier met en lumière une entreprise stratégique pour la filière arachidière, confrontée à des défis industriels, financiers et logistiques majeurs.
La Sonacos traverse une période particulièrement difficile. D’après L’observateur, le nouveau directeur général, Cheikh Ahmed Tidiane Guèye, hérite d’une entreprise décrite comme fragilisée. Le contraste serait important entre la communication officielle sur la collecte d’arachide et la réalité du terrain.
Selon Thié Mbaye Ndiaye, secrétaire général national adjoint du Syndicat des corps gras de la Sonacos, cité par L’observateur, la production est en train de se dégrader. Il estime que plusieurs unités industrielles fonctionnent très en dessous de leurs capacités normales.
Des usines qui tournent au ralenti
La situation des usines est présentée comme préoccupante. L’unité de Kaolack, qui pourrait traiter environ 1 500 tonnes d’arachides par jour, n’atteindrait actuellement qu’environ 200 tonnes quotidiennes. À Ziguinchor, dont la capacité serait estimée à 1 000 tonnes par jour, la production serait tombée à moins de 100 tonnes par jour.
Au total, selon le syndicaliste cité par L’observateur, les deux principales usines de la Sonacos ne produiraient pas plus de 400 tonnes par jour, alors qu’elles devraient approcher les 2 500 à 3 000 tonnes quotidiennes.
Des pannes et un manque de pièces de rechange
Les difficultés ne seraient pas seulement liées à l’organisation. Le responsable syndical évoque aussi un déficit de maintenance et de pièces de rechange. Lorsque certaines machines tombent en panne, les mécaniciens seraient obligés de démonter des pièces sur d’autres équipements pour tenter de relancer la production.
Cette pratique, selon lui, traduit l’état de dégradation des outils industriels. Plusieurs unités seraient aujourd’hui à l’arrêt depuis des années, faute d’investissements conséquents.
380 000 tonnes de graines immobilisées
Le point le plus inquiétant concerne les stocks. Selon les estimations rapportées par L’observateur, près de 380 000 tonnes de graines seraient immobilisées dans les différentes usines de la Sonacos. Certaines se trouveraient à l’air libre ou dans des espaces devenus insuffisants.
Le syndicaliste alerte sur les risques de détérioration progressive des graines. Il insiste sur l’urgence de transformer rapidement cette matière première, faute de quoi les pertes pourraient devenir importantes.
Des difficultés financières qui aggravent la situation
Au-delà des problèmes industriels, la Sonacos serait aussi confrontée à des difficultés financières. L’observateur rapporte que l’entreprise ferait face à des tensions avec ses fournisseurs, notamment pour des factures impayées. Des dettes envers la Caisse de sécurité sociale et les créances importantes vis-à-vis de la Senelec sont également évoquées.
La société disposerait encore d’autorisations pour éviter certaines coupures d’électricité, mais des centrales électriques installées dans plusieurs sites industriels ne pourraient pas toujours fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement autonome des usines.
La direction rassure, les syndicalistes alertent
Face aux accusations, les délégués du personnel rassurent. Selon Florian Maïssa Sène Ndiaye, cité par L’observateur, les informations évoquant plusieurs centaines de milliers de tonnes de graines immobilisées seraient exagérées. Il affirme que les activités industrielles se poursuivent normalement et que l’objectif de collecte de plus de 225 000 tonnes de graines a été dépassé.
Mais les inquiétudes syndicales demeurent. Le dossier met en lumière une entreprise stratégique pour la filière arachidière, confrontée à des défis industriels, financiers et logistiques majeurs.
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