L’histoire du Sénégal racontée autrement. C’est le pari audacieux de l’artiste Simon Kouka, qui a fait vibrer l’Université Assane Seck de Ziguinchor avec un message fort : décoloniser le savoir à travers le rap et le slam.
Le rappeur engagé est venu présenter son projet "Histoire Rappée" et son programme pédagogique "Les Rimes de la Résistance". Deux initiatives culturelles qui visent à faire découvrir aux jeunes Sénégalais une partie de leur histoire souvent absente des manuels scolaires.
« Ce qu’il faut d’abord saluer, c’est que le hip-hop, né dans la rue, se retrouve aujourd’hui dans les universités pour produire du savoir », a affirmé Simon Kouka devant des étudiants.
Le rappeur engagé est venu présenter son projet "Histoire Rappée" et son programme pédagogique "Les Rimes de la Résistance". Deux initiatives culturelles qui visent à faire découvrir aux jeunes Sénégalais une partie de leur histoire souvent absente des manuels scolaires.
« Ce qu’il faut d’abord saluer, c’est que le hip-hop, né dans la rue, se retrouve aujourd’hui dans les universités pour produire du savoir », a affirmé Simon Kouka devant des étudiants.
Au fil de son intervention, l’artiste a évoqué plusieurs figures historiques africaines longtemps reléguées dans l’ombre, telles que le royaume du Kabou, Aline Sitoé Diatta ou encore les guerriers coris.
Un travail de mémoire et de transmission que Simon Kouka mène à travers une tournée nationale, avec pour objectif de sensibiliser la jeunesse à son héritage culturel et politique.
« Beaucoup de nos personnages africains ne sont pas valorisés dans les programmes scolaires. Pourtant, l’Afrique a été précurseur dans bien des combats. Il est temps de corriger cette injustice », a-t-il plaidé.
Porté par l’espoir de voir une nouvelle génération prendre le relais, Simon Kouka appelle les étudiants à s’engager activement dans la réappropriation de leur histoire.
« Aujourd’hui, c’est aux étudiants d’écrire une nouvelle page, de réécrire l’histoire. Il faut une décolonisation du savoir. Même la France, qui prétend nous avoir colonisés, ignore parfois ce que l’Afrique a apporté au monde », a-t-il déclaré.
Son message a trouvé un écho chez de nombreux jeunes présents, qui ont salué l’initiative et la puissance du verbe comme outil d’émancipation.
Avec "Histoire Rappée", Simon Kouka illustre comment les cultures urbaines peuvent devenir des leviers de transformation sociale et intellectuelle. À travers le rap, il ouvre un dialogue entre passé et présent, entre mémoire et avenir.
Un projet qui résonne dans un contexte où la relecture critique de l’histoire devient un enjeu central pour les sociétés africaines en quête de souveraineté culturelle.