Ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest est le dernier en date à rejoindre la liste des pays africains qui ont accepté ces derniers mois d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis, notamment la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Cameroun, l’Eswatini et la RDC. Ces accords ont souvent été assortis d’un appui financier ou logistique américain.
Freetown accueille mercredi matin 25 migrants venus de pays ouest-africains dans le cadre d’un accord qui prévoit d’accueillir un maximum de 300 personnes expulsées des États-Unis par an, uniquement des ressortissants de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Des policiers, du personnel médical, des représentants du gouvernement et des agents de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) étaient présents à l’aéroport international de Lungi, à l’extérieur de Freetown, pour l’arrivée de ce vol, a constaté un journaliste de l’AFP.
“Nous accueillons ces personnes expulsées car elles sont originaires d’Afrique de l’Ouest et certaines possèdent des titres de séjour sierra-léonais obtenus il y a de nombreuses années”, a déclaré mardi par téléphone à l’AFP le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Timothy Musa Kabba. Certains pays, comme la République démocratique du Congo (RDC), ont accueilli sur leur territoire des migrants venus d’autres continents, comme l’Amérique latine. Les migrants accueillis “ont le droit de rester dans le pays pendant 90 jours et peuvent ensuite rentrer dans leur pays d’origine”, a déclaré M. Kabba à l’AFP.
Le programme va être financé par les États-Unis à hauteur de 1,5 million de dollars, “afin de couvrir les frais humanitaires et opérationnels liés à cet accord”, indique un document du ministère des Affaires étrangères sierra-léonais consulté par l’AFP.