M. Dong, 68 ans, a été repéré lundi soir par les forces sud-coréennes alors qu’il dérivait au large de la côte ouest du pays sur un canot pneumatique de 3,3 mètres équipé d’un moteur de 9,9 chevaux, a indiqué la police. Il a été conduit en territoire sud-coréen pour y être interrogé, soupçonné d’avoir enfreint les lois sur l’immigration.
Son avocat sud-coréen Kim Joo-kwang a confirmé son identité à l’AFP, tout en refusant de livrer des détails sur le point de départ de cette périlleuse traversée. L’avocat a ajouté que la situation actuelle de son client est “très probablement un cas de demande d’asile politique”.
Dong Guangping, ex-policier, est connu pour son opposition au Parti communiste chinois et pour son plaidoyer en faveur de réformes politiques et des droits humains.
Il avait été renvoyé de la police après avoir signé une pétition, dix ans après la répression du mouvement prodémocratique de la place Tiananmen à Pékin en 1989, selon Human Rights in China, ONG basée aux États-Unis.
Il a passé environ trois ans en prison à partir de 2001 pour “incitation à la subversion du pouvoir d’État”, selon un rapport d’experts de l’ONU. Il a été à nouveau détenu en 2014 pour des activités liées à la mémoire de Tiananmen.
Il avait fui en Thaïlande avec sa famille, qui s’est ensuite installée au Canada avec le statut de réfugié. Mais pour sa part, M. Dong avait été remis à la police chinoise, en 2015, par les autorités thaïlandaises, malgré son statut de réfugié reconnu par l’ONU.