Plus de cinq millions d’Américains ont signé une pétition demandant aux grands électeurs de voter « selon leur conscience ». Ceux-ci sont tenus de soutenir le candidat choisi par les votants dans leur Etat. Mais ils sont l’objet d’énormes pressions pour voter pour quelqu’un d’autre que Trump. Ils sont assaillis de lettres et de courriels, et certains ont même reçu des menaces de mort.
Des démocrates ont suggéré à leurs propres grands électeurs de voter pour un républicain comme John Kasich, dans l’espoir de retirer des voix à Trump.
Il faudrait en fait que 37 membres du collège électoral décident de ne pas respecter le résultat des urnes pour que l’élection du président soit confiée à la Chambre des représentants, Donald Trump tombant en dessous de la majorité requise des 270 voix.
Un scénario peu probable
Ce scénario, toutefois, est des plus improbables. « En temps normal, les grands électeurs doivent respecter le vote de chacun des Etats, confirme à RFI Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à Paris X Nanterre. Ils n’ont pas beaucoup de liberté. Mais là, il y a une interprétation qui est possible sur l’éventualité que l’élection ait été influencée par une puissance étrangère [les soupçons se portant sur la Russie]. Peut-être que certains vont saisir ça mais très franchement, c’est une pratique qui est très rare. »
« Et pour des raisons politiques, on ne voit pas pourquoi des grands électeurs républicains, qui contrôlent les deux chambres du Congrès, qui ont tout à gagner à garder le système, se désolidariseraient de Trump », ajoute Pierre Guerlain.
De fait, pour le moment, un seul grand électeur du Texas, a annoncé qu’il abandonnerait Trump. Dans une tribune publiée début décembre dans le New York Times, Christopher Suprun expliquait pourquoi il ne voterait pas pour « quelqu'un qui montre chaque jour qu'il n'a pas les qualités requises pour la fonction présidentielle ».
« L'élection du prochain président n'est pas encore pliée. Les grands électeurs peuvent, en conscience, encore faire le bon choix pour le bien du pays », concluait-il.
Très actif, le groupe « Hamilton electors », soutenu notamment par le réalisateur Michael Moore, a de son côté appelé à des rassemblements lundi à travers le pays.
Des démocrates ont suggéré à leurs propres grands électeurs de voter pour un républicain comme John Kasich, dans l’espoir de retirer des voix à Trump.
Il faudrait en fait que 37 membres du collège électoral décident de ne pas respecter le résultat des urnes pour que l’élection du président soit confiée à la Chambre des représentants, Donald Trump tombant en dessous de la majorité requise des 270 voix.
Un scénario peu probable
Ce scénario, toutefois, est des plus improbables. « En temps normal, les grands électeurs doivent respecter le vote de chacun des Etats, confirme à RFI Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à Paris X Nanterre. Ils n’ont pas beaucoup de liberté. Mais là, il y a une interprétation qui est possible sur l’éventualité que l’élection ait été influencée par une puissance étrangère [les soupçons se portant sur la Russie]. Peut-être que certains vont saisir ça mais très franchement, c’est une pratique qui est très rare. »
« Et pour des raisons politiques, on ne voit pas pourquoi des grands électeurs républicains, qui contrôlent les deux chambres du Congrès, qui ont tout à gagner à garder le système, se désolidariseraient de Trump », ajoute Pierre Guerlain.
De fait, pour le moment, un seul grand électeur du Texas, a annoncé qu’il abandonnerait Trump. Dans une tribune publiée début décembre dans le New York Times, Christopher Suprun expliquait pourquoi il ne voterait pas pour « quelqu'un qui montre chaque jour qu'il n'a pas les qualités requises pour la fonction présidentielle ».
Hey @realdonaldtrump Many people are saying you don't have as many Electors as you think you have. #SendItToTheHouse #Unpresidented
— (((Chris Suprun))) (@TheChrisSuprun) 18 décembre 2016
« L'élection du prochain président n'est pas encore pliée. Les grands électeurs peuvent, en conscience, encore faire le bon choix pour le bien du pays », concluait-il.
Très actif, le groupe « Hamilton electors », soutenu notamment par le réalisateur Michael Moore, a de son côté appelé à des rassemblements lundi à travers le pays.