Troisième séminaire régional sur la prévention contre l'extrémisme violent : une synergie d'actions entre FDS et acteurs politiques prônée


Pour la troisième fois consécutive, Dakar a abrité le séminaire sur la prévention de l'extrémisme violent en Afrique sous l’égide du Centre des hautes études de défense et sécurité et le département fédéral aux affaires étrangères de la Suisse.

Cette année, des délégations sont venues de 16 pays et ont discuté pendant trois jours, du 02 au 04 octobre de la nécessité pour les forces de défense et de sécurité et les politiques, d'accorder leurs violons pour une meilleure efficacité devant l'expansion de l'extrémisme violent.
Un thème qui vient à son heure d'autant plus que l'emploi exclusif de la force a montré ses limites dans la lutte contre le terrorisme. « Vous avez employé le bon mot », s'est enthousiasmé le ministre des Armées, Me Sidiki Kaba, qui a présidé la cérémonie de clôture ce vendredi 04 octobre. Selon Me Sidiki Kaba, il faut allier les réponses sécuritaires aux stratégies de développement pour prendre le dessus sur ce qu'il qualifie de fléau des temps modernes.
Pour ce qui le concerne, le directeur du centre des hautes études de défense et de sécurité a d'abord rappelé que « les initiatives pour lutter contre cette menace ont surtout porté sur le renforcement des capacités des forces de sécurité et de défense, sans toutefois s'attaquer aux sources du mal».
Et le Général Abdou Anta Guèye de constater : « nous savons tous les engagements militaires en cours au Sahel et dans le Lac Tchad. Il apparaît que la réponse aux défis de l'extrémisme violent n'est pas dans le tout sécuritaire. L’extrémisme violent prend racine dans l'absence de l’État dans de vastes franges du territoire, les violations des droits de l'homme, l'absence d'opportunité, et l'exclusion ».

De l'avis du successeur du Général Paul Ndiaye au Cheds, «la solution à ce fléau dépasse le cadre sécuritaire et devrait inclure la prévention contre la radicalisation, le recrutement, le recours à la violence. La résilience contre l'extrémisme violent repose sur l'articulation entre la prévention d'une part et la riposte contre la violence d'autre part, deux approches interdépendants, dans le cadre d'une vision globale ».
Ainsi, les séminaristes, dont des ministres, des officiers, des chercheurs, ont jugé nécessaire d'orienter leurs travaux sur «l'intégration de la prévention de l'extrémisme violent dans le cadre stratégique des forces de défense et de sécurité», «l'amélioration de la synergie d'intervention entre les différents acteurs que sont les FDS et les acteurs politiques», «le changement de comportement et l'amélioration des relations entre FDS et les populations». Enfin, leurs orientations stratégiques ont aussi porté sur «le développement de cadre d'intervention : les plans d'actions nationaux, les doctrines communes entre les FDS». 
Vendredi 4 Octobre 2019
Dakaractu



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