Tribunal Correctionnel : Un ancien candidat à la mairie de Grand-Yoff traîne en justice sa nièce et son neveu pour menace de mort et injures publiques.


Tribunal Correctionnel : Un ancien candidat à la mairie de Grand-Yoff traîne en justice sa nièce et son neveu pour menace de mort et injures publiques.
Céleste Gomez âgé de 21 ans et son frère Philip Gomez ont été attraits devant la barre du Tribunal Correctionnel de Dakar pour répondre des faits d’injures publiques et de menace de mort au préjudice de leur oncle, Justin Gomis, ancien candidat à la mairie de Grand-Yoff.

Devant la barre, les mis en cause ont nié les faits qui leur sont reprochés. Selon Céleste Gomez, elle était sortie et elle est rentrée vers 4 heures du matin. En entrant dans la chambre, son oncle Justin Gomis l'a suivie pour lui demander où elle était. "Je lui ai répondu de ne pas se mêler de mes affaires, car je n’avais aucun compte à lui rendre. C'est par la suite qu'il m’a insultée et je le lui ai renvoyé la monnaie. Sur ces entrefaites, mon oncle m’a attaquée en arrachant mes cheveux et je me suis défendue. Il m'a alors frappée avec un teaser", s’est-elle défendue. Des allégations confirmées par son frère. "Il a frappé ma sœur et j’ai pris sa défense", souligne-t-il.

À son tour, Justin Gomis a catégoriquement nié la version de sa nièce et de son neveu. "Ce jour-là, je faisais des rondes dans le quartier en tant que responsable du Comité de sécurité pour lutter contre le banditisme et la délinquance à Grand-Yoff et à ma grande surprise, j'ai aperçu Céleste descendre d'un taxi vers les coups de 4 heures du matin. Quand je me suis rapproché d'elle pour lui demander d'où elle venait, elle m'a abreuvé d'injures avant de me traiter d’homosexuel. Et une altercation s’en est suivie. Par la suite, son frère Philip est sorti avec deux couteaux pour m’attaquer et m'insulter. Ce qui m'a poussé à porter plainte", a-t-il déclaré. 

Le plaignant estime avoir été humilié par sa nièce et son neveu à Grand-Yoff. "Ils me manquent de respect tout le temps", dit-il avant de préciser qu'il n'avait ni  matraque, ni teaser. 

En conséquence, la partie civile réclame une somme d'un million pour réparation du préjudice qu'il a subi. Prenant la parole, le représentant du ministère public a requis l’application de la loi. 

Selon Me Issa Pouye, la partie civile est un ancien militaire et un dictateur. "Il crie souvent en disant que la maison lui appartient, car elle appartient à son père. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle une de ses sœurs a quitté la maison. L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au 9 septembre prochain.
Vendredi 27 Août 2021
Dakaractu



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