Transport à Touba : la ville sainte roule au rythme des charretiers


 Beaucoup de jeunes l’ont choisi pour gagner leur vie, mais la plupart d’entre eux ne l’ont pas regretté. Lors des grands évènements comme le Magal, les charretiers quittent les localités environnantes pour converger vers la ville sainte. Une période faste pour ces derniers car elle coïncide avec la venue de beaucoup de pèlerins dans cité religieuse mais aussi avec l’organisation de nombreuses activités autour de ce grand évènement.
Présentement il a été dénombré près de 15000 chevaux et 12000 ânes avec les charrettes reparties sur l’ensemble de l’espace communal.
Ces jeunes très dégourdis, dont beaucoup ont quitté l’école, ont démontré qu’à travers ce métier, il est possible de gagner sa vie honnêtement.
Un tour effectué au quartier de Madiyana, une localité située au cœur de Touba. Certains charretiers très décontractés expliquent que le charme dans ce métier en dehors de l’aspect financier reste et demeure la possibilité qu’offrent les charrettes de se déplacer facilement à travers les rues et ruelles de la commune contrairement aux véhicules.
 
S’y ajoute que pour un charretier, le must avec ce moyen de locomotion, c’est le fait qu’il préfère beaucoup plus de transporter les marchandises que des personnes car celles-ci ne payent que 100 F.
 
A en croire Babacar Niang, un conducteur de charrette qui a fait plusieurs campagnes, et que nous avons trouvé sur l’axe de la grande mosquée de Touba, ce secteur est très rentable car il rapporte en moyenne près de 5000 F par jour pendant les 7jours de pèlerinage.
 
Le Magal de Touba, un évènement religieux qui contribue ainsi beaucoup à l’amélioration des conditions de vie de ces jeunes charretiers qui,  en dehors des activités agricoles, n’ont rien d’autre à faire qu’à exercer ce métier qu’ils aiment.
 
Vendredi 26 Octobre 2018
Dakar actu



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