Transport : Les performances dans la réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib saluées par un rapport du FAD.


Transport : Les performances dans la réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib saluées par un rapport du FAD.
Le Fonds Africain de Développement (FAD), compte tenu du succès rencontré dans la réalisation de différents projets structurels continentaux, a été sollicitée par l’État du Sénégal pour participer au financement du projet d’appui au secteur des transports, notamment la réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib. L’intérêt de la Banque à accompagner un tel projet réside d’abord sur son alignement aux différents cadres stratégiques existants. La route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib (RN4), sur la transafricaine Dakar-Lagos, constitue une liaison économique et stratégique entre le Sénégal et le Nord et le Sud de la Gambie. Du fait de sa localisation au sein du bassin arachidier, la RN4 constitue également un axe important pour la collecte et l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres commerciaux.

Dans son rapport d'achèvement de projet (RAP) publié le 24 août dernier, le Fonds Africain de Développement (FAD) a magnifié les performances dans la réalisation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib. Le document indique dans l'exécution et le financement du projet que le taux de décaissement du projet à l’achèvement se situe à 88,5% du montant du projet. À l’achèvement, le coût du projet est de 28, 83 millions d’UC (1 UC=1,55 de dollar) avec une participation de la Banque de 22,49 millions d’UC (78,01%) contre 23,77 millions d’UC (78,7%) prévus initialement. La participation du Gouvernement du Sénégal au financement du projet est de 6,34 millions d’UC (21,99%) contre 6,43 millions d’UC (21,3%) prévus initialement. Un reliquat de 1.28 millions d’UC sur le montant du prêt FAD est éligible à annulation.
Évoquant l'état d'avancement de l'exécution du projet, le rapport relève un satisfecit grâce au respect des engagements. Le document du FAD renseigne que l'Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE) qui était chargé de l'exécution et de la mise en œuvre a respecté les engagements de l’accord du prêt relatifs à la mise en vigueur du prêt et au premier décaissement. D’autre part, les recommandations et mesures convenues lors des différentes missions de supervision de la Banque ont été généralement suivies par l’agence d’exécution mais parfois après des relances de la Banque. Concernant le respect des procédures, le RAP a indiqué que le financement de la Banque a été exclusivement utilisé pour le paiement des travaux, prestations et équipements prévus dans le cadre du projet. Le processus du choix des différents prestataires a été fait conformément aux Règles et Procédures de la Banque. L’agence d’exécution a soumis cinq (5) rapports d’audit des comptes du projet dont les 3 derniers au-delà des délais fixés. Des rapports d’avancement du projet ont été transmis à la Banque régulièrement.

Dans son compte-rendu descriptif, le RAP a aussi fait état d'une réalisation complète de la totalité des produits prévus dans le projet. Les produits qui font partie des activités complémentaires financées à travers le reliquat du prêt ont été également réalisés, souligne le document. Le projet a atteint les résultats attendus. La réhabilitation de cette route a contribué à désenclaver des zones à fortes potentialités agricoles (y compris l'élevage) et de désenclaver les villages environnants. Son aménagement a un impact positif sur le coût à l’usager et sur la réduction du temps de parcours dans la liaison entre la capitale Dakar et les villes situées dans le sud du pays. L’approche aménagements connexes avec l’aménagement de pistes connexes et des infrastructures socio-économiques de base a été très intéressante et hautement appréciée par les populations locales. En plus de favoriser la croissance économique, le projet contribuera à améliorer la qualité de vie des habitants de la zone en leur permettant d'accéder aux écoles, aux services médicaux et à des emplois durables et de qualité. Ainsi, en augmentant l’efficacité du transport des personnes et des biens, et ce, à des coûts plus abordables, et en permettant un transport plus aisé des produits et de la main d’œuvre hors des zones rurales isolées et jusqu’aux marchés et centres urbains, le département de Nioro, dont la RN4 constitue l’épine dorsale, améliore grandement les opportunités offertes aux actifs de la région, que ceux-ci tirent leurs revenus de l’agriculture ou d’autres types d’activité.

La réalisation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib vient ainsi démontrer que le secteur des transports est au cœur des stratégies de développement du Sénégal, notamment du Plan Sénégal Émergent (PSE), qui constitue le cadre de référence de la politique économique et sociale sur la période 2014-2023. La Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES), s’articule autour de trois axes inter-liés à savoir la Croissance, productivité et création de richesses, le Capital humain, protection sociale et développement durable et la Gouvernance, institutions, paix et sécurité. Dans sa Lettre de Politique Sectorielle des Transports 2010-2015, le Gouvernement du Sénégal, conscient des enjeux et de l'importance du secteur des transports, s’est assigné comme programme, la réalisation de grands travaux et de projets structurants dont la réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib qui vont notamment permettre le développement et la modernisation des infrastructures de transport du Sénégal.
Vendredi 27 Août 2021
Dakaractu



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