Trafic de drogue : Deux étudiants arrêtés à la Cité Keur Gorgui

Ils ont été deux étudiants à comparaître hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour offre ou cession de drogue. Et si en rendant sa décision le 15 novembre prochain, le tribunal suit le maître des poursuites dans ses réquisitions, les mis en cause risquent gros.


Trafic de drogue : Deux étudiants arrêtés à la Cité Keur Gorgui
Des peines allant de six mois à deux ans de prison ferme, c’est ce qu’a requis, hier, le maître des poursuites contre les étudiants P.O.K et C.A.C. Il ressort des débats d’audience que les éléments du commissariat central ont été saisis d’un appel anonyme informant l’existence d’un vaste réseau de trafic de drogue à la Cité Keur Gorgui.
Les limiers ont effectué une descente sur les lieux avant de procéder à l’arrestation des mis en cause qui étaient à bord d’un véhicule particulier. Les policiers ont fouillé la voiture où ils ont découvert 5 barrettes de haschich et un cornet de chanvre indien par devers P.O.K tandis que l’autre détenait simplement un cornet de Yamba.
Conduits dans les locaux dudit commissariat et soumis au feu roulant des questions, le premier nommé, étudiant à l’université de Montréal (Canada), a soutenu que c’est son acolyte qui lui a vendu la drogue. Ce que C.A.C a reconnu sans ambages. Sur ce, ils ont été inculpés pour des faits d’offre ou cession de drogue. Ils ont comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants de Dakar. Cependant, ils ont changé de fusil d’épaule une fois devant le juge.

« La nuit de notre arrestation, c’est P.O.K qui m’avait demandé de le déposer chez son cousin. Arrivés à hauteur de la Cité Keur Gorgui, les policiers nous ont interpelés. Mais, ils n’avaient pas trouvé de la drogue ni sur moi ni dans ma voiture », a déclaré C.A.C, domicilié à Mermoz. Pour sa part, P.O.K a soutenu : « je ne suis pas un trafiquant. Les policiers m’avaient torturé. C’est la raison pour laquelle, j’avais reconnu les faits ».
Malgré leurs déclarations, le maître des poursuites a frappé fort. Il a commencé par demander la disqualification des faits en détention de drogue à l’endroit de C.A.C. Ainsi a-t-il requis trois mois ferme contre lui. Et, deux ans d’emprisonnement ferme contre P.O.K. Pour terminer, les avocats de la défense ont demandé la relaxe, arguant que leurs clients ont été entendus de manière illégale.
« C’est en cours de route qu’ils ont été entendus. C’est une pratique illégale. Ils ont été aussi victimes de violences physiques. Mon client P.O.K avait même piqué une crise parce qu’il souffre d’hémorroïdes de type 4. Il doit aller en France pour se soigner. La preuve de l’existence du délit n’a pas été rapportée » a dit la robe noire. Toutefois, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 15 novembre prochain.

REWMI
Jeudi 15 Novembre 2018
Dakaractu



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