Touba : il transforme la photo de sa voisine mariée en annonce de prostitution et écope d’un mois de prison ferme

Un réparateur de smartphones de 28 ans a été condamné par le tribunal des flagrants délits de Diourbel après avoir diffusé sur TikTok un montage présentant sa voisine, mariée et mère de trois enfants, comme une prostituée à la recherche de clients. Le prévenu a invoqué la vengeance, mais la justice l’a reconnu coupable et condamné à verser 350 000 FCFA de dommages et intérêts.


Une vengeance sur les réseaux sociaux qui se termine devant le tribunal. Selon L’Observateur, M. Diabaye, réparateur de smartphones âgé de 28 ans, a été condamné à un mois de prison ferme pour avoir réalisé et publié un montage vidéo portant gravement atteinte à l’honneur de sa voisine.
 
Les faits se déroulent au quartier Ndamatou, à Touba. La victime, Mme Diaw, est une femme mariée et mère de trois enfants âgés de 4 à 9 ans.
 
Son quotidien bascule lorsque son époux découvre sur TikTok une vidéo devenue virale et vient lui en demander des explications.
 
Dans le montage, le visage de Mme Diaw apparaît en gros plan. La séquence est accompagnée d’un texte explicite laissant entendre qu’elle proposerait des relations tarifées à des hommes et qu’elle serait à la recherche de clients.
 
Devant le tribunal, la victime a raconté le choc provoqué par la découverte de cette publication. Elle insiste sur son statut de femme mariée et sur les conséquences de cette mise en scène pour son couple, ses enfants et sa réputation.
 
La vidéo avait été fabriquée à partir d’une photographie que Mme Diaw avait elle-même publiée sur son compte TikTok.
 
L’auteur du montage ne se trouvait pas très loin : il s’agissait de son propre voisin, M. Diabaye.
 
En quelques heures, la publication aurait enregistré des milliers de vues, amplifiant considérablement le préjudice subi par la victime. Celle-ci se rend immédiatement au commissariat de Ndamatou pour déposer plainte.
 
Le réparateur de smartphones est rapidement interpellé puis placé en garde à vue.
 
Entendu par les enquêteurs, il reconnaît dans un premier temps les faits et explique avoir agi par vengeance. Il soutient que Mme Diaw aurait auparavant diffusé une vidéo le concernant sur TikTok. Mais selon le compte rendu de L’Observateur, il n’aurait pas été en mesure d’étayer clairement cette justification.
 
À la barre, le prévenu tente d’abord de nier être l’auteur du montage. Confronté aux éléments versés à la procédure et à la perspective d’un renvoi du dossier pour approfondissement, il finit toutefois par revenir sur sa position et invoquer de nouveau la vengeance.
 
Le parquet considère les faits suffisamment graves pour requérir trois mois de prison ferme. La partie civile réclame pour sa part 350 000 FCFA à titre de dommages et intérêts, mettant en avant les conséquences importantes de la vidéo sur la réputation de la victime et sur sa vie familiale.
 
La défense sollicite la clémence et juge la peine réclamée par le procureur excessive. Elle plaide notamment pour une sanction moins lourde.
 
Après délibéré, le tribunal reconnaît M. Diabaye coupable et le condamne à un mois de prison ferme. Il devra également verser 350 000 FCFA de dommages et intérêts à Mme Diaw.
Lundi 31 Aout 2026
Dakaractu