Une nouvelle affaire sensible devant la Chambre criminelle
Après une précédente affaire impliquant un maître coranique condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour abus sexuels sur des mineures à Touba, la Chambre criminelle de Diourbel est saisie d’un nouveau dossier sensible.
D’après L’observateur, le mis en cause est Serigne Saliou Guèye, âgé de 32 ans, célibataire sans enfant et domicilié à Touba. Il est présenté comme marabout-guérisseur.
Une plainte déposée par l’enseignante de la victime présumée
L’affaire éclate le 23 novembre 2024, lorsque l’enseignante S. Diop saisit le commissariat de police de Touba pour porter plainte contre le guérisseur. Elle l’accuse d’agissements sur A.D., une mineure de 15 ans, élève au primaire.
Selon le récit rapporté par L’observateur, l’enfant aurait été confiée au guérisseur pour soigner des cauchemars dont elle souffrait depuis le décès de son père. La plaignante affirme avoir payé 50 000 FCFA pour la prise en charge.
Pour appuyer ses accusations, elle aurait joint à sa plainte un certificat médical évoquant des déchirures et la perte de l’hymen de la jeune fille.
La mineure maintient ses accusations
À la barre, la jeune A.D. a réaffirmé ses accusations. Selon L’observateur, elle a déclaré s’être rendue chez le guérisseur sur instruction de sa mère. Elle affirme que les faits se seraient produits à plusieurs reprises, après qu’elle a commencé à suivre les soins proposés.
Elle indique avoir gardé le silence par peur, avant de se confier à sa tante.
Le guérisseur nie les faits
Face aux accusations, Serigne Saliou Guèye a nié toute relation sexuelle avec la mineure. Il a reconnu avoir éprouvé des sentiments pour elle et avoir voulu l’épouser, mais a affirmé ne l’avoir embrassée qu’une seule fois lors d’un selfie.
Il soutient que l’affaire serait une cabale orchestrée contre lui par S. Diop, à qui la mère de l’enfant aurait confié la fille pour des soins. Il affirme n’avoir jamais violé la mineure.
Une audience interrompue par un échange tendu
Alors que les débats étaient engagés, l’audience a pris une tournure inattendue. Le Procureur n’avait pas encore requis et la partie civile n’avait pas encore formulé de demande de dommages et intérêts lorsque l’avocat de la défense, Me Cheikh Ngom, a commencé à poser ses questions.
Selon L’observateur, il a été interrompu par le juge, qui lui aurait reproché de ne pas être encore à l’étape de la défense. Le refus de l’avocat de se plier à cette observation a donné lieu à un échange houleux.
Pour apaiser les tensions, le juge a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 28 juillet prochain. Le mis en cause devra donc attendre avant d’être fixé sur son sort.
Après une précédente affaire impliquant un maître coranique condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour abus sexuels sur des mineures à Touba, la Chambre criminelle de Diourbel est saisie d’un nouveau dossier sensible.
D’après L’observateur, le mis en cause est Serigne Saliou Guèye, âgé de 32 ans, célibataire sans enfant et domicilié à Touba. Il est présenté comme marabout-guérisseur.
Une plainte déposée par l’enseignante de la victime présumée
L’affaire éclate le 23 novembre 2024, lorsque l’enseignante S. Diop saisit le commissariat de police de Touba pour porter plainte contre le guérisseur. Elle l’accuse d’agissements sur A.D., une mineure de 15 ans, élève au primaire.
Selon le récit rapporté par L’observateur, l’enfant aurait été confiée au guérisseur pour soigner des cauchemars dont elle souffrait depuis le décès de son père. La plaignante affirme avoir payé 50 000 FCFA pour la prise en charge.
Pour appuyer ses accusations, elle aurait joint à sa plainte un certificat médical évoquant des déchirures et la perte de l’hymen de la jeune fille.
La mineure maintient ses accusations
À la barre, la jeune A.D. a réaffirmé ses accusations. Selon L’observateur, elle a déclaré s’être rendue chez le guérisseur sur instruction de sa mère. Elle affirme que les faits se seraient produits à plusieurs reprises, après qu’elle a commencé à suivre les soins proposés.
Elle indique avoir gardé le silence par peur, avant de se confier à sa tante.
Le guérisseur nie les faits
Face aux accusations, Serigne Saliou Guèye a nié toute relation sexuelle avec la mineure. Il a reconnu avoir éprouvé des sentiments pour elle et avoir voulu l’épouser, mais a affirmé ne l’avoir embrassée qu’une seule fois lors d’un selfie.
Il soutient que l’affaire serait une cabale orchestrée contre lui par S. Diop, à qui la mère de l’enfant aurait confié la fille pour des soins. Il affirme n’avoir jamais violé la mineure.
Une audience interrompue par un échange tendu
Alors que les débats étaient engagés, l’audience a pris une tournure inattendue. Le Procureur n’avait pas encore requis et la partie civile n’avait pas encore formulé de demande de dommages et intérêts lorsque l’avocat de la défense, Me Cheikh Ngom, a commencé à poser ses questions.
Selon L’observateur, il a été interrompu par le juge, qui lui aurait reproché de ne pas être encore à l’étape de la défense. Le refus de l’avocat de se plier à cette observation a donné lieu à un échange houleux.
Pour apaiser les tensions, le juge a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 28 juillet prochain. Le mis en cause devra donc attendre avant d’être fixé sur son sort.