Timbuktu Institute forme les femmes leaders maliennes contre l'extrémisme violent

Pour une meilleure implication des femmes dans la prévention de l’extrémisme violent, Timbuktu Institute en partenariat avec la Fondation Nauman, a organisé un atelier de deux jours à l’intention d’une quarantaine de femmes issues de la société civile malienne. L’atelier a été l’occasion pour les participants d’ouvrir les réflexions sur le processus de déradicalisation.


Timbuktu Institute forme les femmes leaders maliennes contre l'extrémisme violent
« Pour une famille équilibrée, il est indispensable que la femme soit dotée d’une éducation de base bien solide pour lui permettre d’être à la hauteur de ses tâches. Cela va lui permettre d’élever ses enfants, de stabiliser son foyer et de consolider la paix au sein de la famille, mais aussi de toute la nation ». Fort de ce principe, Timbuktu Institute en partenariat avec la Fondation Nauman a décidé de mieux outiller les femmes maliennes dans la prévention de l’extrémisme violent, mais aussi de les impliquer dans ce combat.
Durant deux jours, un atelier s’est donc déroulé à Bamako autour des thèmes comme les fondamentaux de l’extrémisme violent, le processus de radicalisation, la question du genre, la question du déradicalisation et le rôle éventuel des femmes et des familles dans ce processus.
Selon Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute, cet atelier s’inscrit dans une optique d’opérationnalisation des recommandations d’une étude menée en 2017 par son institut avec l’appui de la Fondation Nauman. Il rappelle que cette recherche, ayant porté sur « Femmes, prévention et lutte contre l’extrémisme violent au Mali », avait identifié les facteurs menant à la radicalisation, les besoins de renforcement des capacités des femmes en matière de prévention de l’extrémisme, etc.
« C’est pourquoi la Fondation Nauman de Dakar a proposé ce séminaire de formation des femmes de Bamako en faisant appel à notre expertise pour en assurer l’exécution. Cette activité est donc une suite logique de cette recherche dans la mesure où celle-ci était une étape préliminaire qui demandait à être renforcée par des cations encore plus concrètes », ajoute l’expert Dr Sambe, également coordinateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique.
L’un des points essentiels du menu de cette session portait sur le processus de réintégration des ex-radicalisés. Dr Sambe, après avoir souhaité une meilleure implication des femmes à ce niveau, a indiqué que celles-ci auront un rôle prépondérant au moment où le Mali se penchera sur cette question. « Devant un enjeu aussi important que l’extrémisme violent, les femmes doivent continuer à se battre, à mieux s’impliquer comme elles ont toujours fait ».
En plus, le séminaire a été l’occasion pour les participants d’échanger avec des experts comme Dr Aly Tounkara, enseignant à l’Université du Mali, l’experte des questions genre Mme Nana Alassane Touré et Mme Yague Hanne, chargée du pôle dialogue politique et du Programme du Mali au sien de Timbuktu Institute.
Timbuktu Institute est un think-tank mise en place par des intellectuels, universitaires, acteurs de la société civile, autorités politiques et diplomatiques déterminés à réduire progressivement le fossé séparant le continent des autres régions du monde dans la construction des concepts dominants qui façonneront l’avenir de l’humanité de demain. Basé à Dakar, l’institut est engagé dans la prévention de l’extrémisme violent de toutes origines, facteurs de guerres et de terrorisme dévastateurs et dans la promotion de la culture de l’ouverture et de la paix par une valorisation des ressources culturelles africaines en termes de socialisation, de médiation des conflits et de construction des sociétés ouvertes. Son partenaire dans l’organisation de cet atelier la Fondation Nauman, est une fondation allemande en faveur des politiques libérales, liée au Parti libéral-démocrate.
Sory I. Konaté
Samedi 7 Juillet 2018
Dakaractu




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