Le Cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal (CRAFS) organise, du 26 au 28 février 2026 à Thiès, une retraite stratégique portant sur l’état d’avancement des dynamiques et politiques de gouvernance foncière.
"Notre position est une position d'analyse, mais aussi une position de plaidoyer. Nous avons des points de convergence avec les idées qui nous viennent de l'État, mais nous avons aussi des points de divergence. Alors, le nouveau gouvernement a agité plusieurs orientations et parmi ces orientations nous pouvons même citer l'immatriculation, la position du CRAFS c'est‐à-dire, même s'il s'agit d'immatriculation, il faut l'encadrer. Sinon les plus forts vont venir récupérer le foncier des plus faibles[...]. Il faut qu'on en discute. Le gouvernement parle de pôles territoires, le gouvernement parle aussi d'acte sur la décentralisation, la loi d'orientation agro-sylvo- pastorale, le code pastoral etc..., il y a tellement de projets qui réfléchissent sur le foncier. Alors, ces réflexions doivent faire l'objet de partage qu'on prenne en charge les préoccupations des communautés qui sont dans les exploitations familiales agricoles", a déclaré Babacar Diop, le président du Cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal (CRAFS).
Ainsi, cette rencontre réunit pour la première fois les leaders de la société civile rurale, des représentants de la Primature, de la DGID, et des projets phares comme le PROCASEF. Et les enjeux sont ainsi liés à la sécurité foncière c'est-à-dire "comment sécuriser le foncier agricole et pastoral afin de mieux promouvoir le développement rural?; la transparence : "Quelle lecture le CRAFS fait-il de l’affaire de la rétrocession du titre foncier de Babacar NGOM à l’État" et la souveraineté : "Comment aligner le nouveau Code Pastoral et le Code des Investissements avec les besoins des exploitations familiales?"