Thiès : Le Saems menace de citer les banques qui jouent avec l'argent des enseignants et s'indigne des difficultés liées au respect des mesures barrières dans les écoles.


La désinvolture de certains apprenants en cette période de 2nd vague de la pandémie inquiète au plus haut niveau le corps enseignant, premier protecteur des élèves.

Face à la presse, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) qui a déploré le manque de masques, le problème des flashes cas, est revenu sur les huit points qu'il voudrait que l'État du Sénégal apporte les solutions idoines pour le bon déroulement des enseignements-apprentissages en cette période de pandémie qui impacte autant le commun des Sénégalais que sur l'économie nationale.

Les huit points de ce point de presse décentralisé portent sur : "le coronavirus dans les écoles, la question des flahes cas, la disparition de Diary Sow, l'interdiction de la sexualité dans le programme scolaire, la reprise annoncée du monitoring, la mise en position de stage, le cas des 149 professeurs sortants du CNEPS de Thiès, le reliquat des examens qui ne sont pas toujours effectifs à cause du manque de sérieux de certaines banques qui jouent avec l'argent des enseignants entre autres".

En effet, selon le secrétaire général du Saems, Saourou Sène, l'application de la journée continue devrait amoindrir les déplacements des élèves avec l'implication de tous les acteurs. "L'école doit bénéficier de la solidarité de tous les acteurs (Gouvernement, les collectivités locales, et les entreprises sénégalaises etc). La distanciation physique, nous ne pouvons pas la respecter à l'école. Pour la bonne et simple raison que certaines classes sont bondées d'élèves. Dans les banlieues et dans beaucoup d'écoles, les élèves se mettent à trois ou à quatre par table", signale-t-il. Pour dire, selon lui, que dans les bus, à l'école et en classe, les mesures doivent être renforcées par tous les acteurs afin de "mettre l'école dans une parabole de sécurité".   

S'agissant du retard dans le paiement, Saourou Sène  signale que "nous serons obligés de citer les noms des banques qui ont déjà reçu les virements depuis le 24 décembre 2020 et qui utilisent cet argent-là pour d'autres choses".

Aussi s'interroge-t-il : " comment une banque comme le trésor peut envoyer des montants à une banque sans y adjoindre les états de paiement?". "Ce n'est pas vrai, ce sont les banques qui jouent avec l'argent des enseignants et nous ne pouvons pas l'accepter. Nous exigeons de toutes les banques concernées qu’elles payent les indemnités de déplacement des enseignants", s'empresse-t-il de faire remarquer. 
Lundi 11 Janvier 2021
Dakaractu



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