Thiès / Émigration clandestine : « Si l’on ne s’industrialise pas, nos jeunes iront chercher dans les pays industrialisés du travail » (Ibrahima Macodou Fall)


Le phénomène de l'émigration clandestine continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Eu égard au mutisme coupable de l'État, des promoteurs industriels dignes fils du pays à l'image du Directeur de la Nouvelle société textile Sénégalaise (Nsts), Ibrahima Macodou Fall donnent leur avis et proposent des alternatives.  

“Ce sont nos actes qui procurent des emplois à la jeunesse et qui les retiennent chez nous", affirme d'emblée Ibrahima Macodou Fall qui pense que la promotion du "contenu local" est la seule constante de l'émergence tant souhaitée.

"Consommons ce que nous produisons pour l’économie et l’emploi des jeunes. Se prononçant sur l'émigration clandestine, il est d'avis que "c'est l'affaire de tous et non celle des autres".

"Ce sont nos actes qui procurent des emplois à la jeunesse et qui les retiennent chez nous. Exemple : en achetant un masque fabriqué au Sénégal vous donnez 3 minutes de travail à un jeune. Nous sommes 15 millions.  Si l’on ne s’industrialise pas, nos jeunes iront chercher dans les pays industrialisés du travail", argue-t-il. Selon lui, l'économie mondiale était assez bouleversée et le contexte de la Covid-19 l'a rendue pire.

"Ce ne sont pas ces pays qui nous aideront à nous industrialiser. Leurs politiques visent à nous maintenir comme d'éternels consommateurs de leurs produits manufacturés. Surtout qu'avec l'avènement de la pandémie à coronavirus cela va s'empirer", a-t-il fait savoir.

Et d'ajouter : "En effet, par l’achat d’un masque produit localement, vous donnez 3 minutes de travail à un jeune, mais au même moment des sénégalais consomment des millions de masques importés de Chine et pour la plupart de qualité douteuse. Consommons ce que nous produisons pour l’économie et l’emploi”.
Lundi 16 Novembre 2020
Dakaractu




Dans la même rubrique :