Le débat autour des opérations de Total Return Swaps (TRS) conclues en mai et juin 2025 par le gouvernement sénégalais rebondit avec virulence. Le député Thierno Alassane Sall s'en prend directement à l’exécutif, qu’il accuse de mauvaise foi et de manipulation délibérée de l’information parlementaire.
Il interroge un extrait vidéo de moins de vingt secondes dans lequel le ministre des Finances et du Budget évoque, selon lui, de manière allusive, un éventuel recours aux TRS. « Le régime s’appuie sur ce passage pour soutenir que les députés avaient été informés en temps et en heure », s’interroge Thierno Alassane Sall qui balaie cet argument d’un revers de main, soulignant que cette déclaration remonte au 29 novembre 2025, soit plusieurs mois après les opérations incriminées portant sur 650 millions de dollars.
Loin de constituer une preuve d’information préalable, estime t-il, cet extrait traduit, selon lui, une stratégie de dissimulation calculée. « Créer, après coup, l’apparence d’une information donnée pour mieux dénier toute opacité », souligne le parlementaire qui se dit surpris du rôle décisif joué par la presse internationale dans la révélation de cette affaire. Sans les investigations du Financial Times, soutient-il, « les Sénégalais n’auraient vraisemblablement jamais eu connaissance des montants engagés, des taux appliqués, des risques assumés ni de certaines clauses contractuelles. » Une situation d’autant plus préoccupante que le contrat signé avec la Société Générale demeure, à ce jour, inaccessible au public comme aux parlementaires.
Dans ses interpellations, Thierno Alassane Sall lance un défi direct au gouvernement en l’invitant à remettre aux députés l’intégralité des contrats concernés.
Il interroge un extrait vidéo de moins de vingt secondes dans lequel le ministre des Finances et du Budget évoque, selon lui, de manière allusive, un éventuel recours aux TRS. « Le régime s’appuie sur ce passage pour soutenir que les députés avaient été informés en temps et en heure », s’interroge Thierno Alassane Sall qui balaie cet argument d’un revers de main, soulignant que cette déclaration remonte au 29 novembre 2025, soit plusieurs mois après les opérations incriminées portant sur 650 millions de dollars.
Loin de constituer une preuve d’information préalable, estime t-il, cet extrait traduit, selon lui, une stratégie de dissimulation calculée. « Créer, après coup, l’apparence d’une information donnée pour mieux dénier toute opacité », souligne le parlementaire qui se dit surpris du rôle décisif joué par la presse internationale dans la révélation de cette affaire. Sans les investigations du Financial Times, soutient-il, « les Sénégalais n’auraient vraisemblablement jamais eu connaissance des montants engagés, des taux appliqués, des risques assumés ni de certaines clauses contractuelles. » Une situation d’autant plus préoccupante que le contrat signé avec la Société Générale demeure, à ce jour, inaccessible au public comme aux parlementaires.
Dans ses interpellations, Thierno Alassane Sall lance un défi direct au gouvernement en l’invitant à remettre aux députés l’intégralité des contrats concernés.