Terrorisme, djihadisme, lutte politique contre l’ordre et le maintien public : « Notre armée est prête. Elle est équipée. Elle est moderne... » (Ministre des Forces Armées)


Le budget arrêté à 313 milliards pour la défense, la prévention et l’équipement


Le ministre des Forces Armées devant la représentation nationale a ardemment défendu son budget pour l’exercice 2024. Me Oumar Youm, face à ses anciens collègues et après les avoir remerciés des témoignages élogieux à son endroit,  révèle que le budget est de 313 milliards. « Les budgets de 2024 sont multipliés par trois par rapport à ceux de 2012. À partir de 2012, le président de la République, chef suprême des armées,  a eu une vision très claire en disant que nous devons avoir une armée dotée de moyens susceptibles de faire face aux dangers qui guettent le Sénégal : terrorisme, djihadisme, extrémisme, lutte politique qui peuvent avoir des dérapages sur l’ordre et le maintien public. Des risques pèsent aussi sur nos ressources : pétrolières, gazières mais aussi naturelles, halieutiques. C’est pourquoi sur les trois dimensions de notre armée, un renforcement est monté en puissance assez homogène et cohérent pour nous permettre de positionner notre armée sur les risques qui guettent notre pays.  
 
Le Sénégal a reçu son second patrouilleur en haute mer après le Walo


Le président de la République a déporté sa stratégie de défense du pays vers là où le pays est en danger. J’ai fait un voyage avec le chef d’état-major de la marine pour recevoir le deuxième OPV qui est le deuxième patrouilleur en haute mer. Il est extrêmement sophistiqué, suffisamment dissuasif pour nous permettre de défendre et de réclamer la présence de l’État en mer et faire face aux risques de déperdition de nos ressources naturelles. Nous avons 212.000 km² de superficie maritime mais les FDS font autant qu’elles peuvent pour dissuader les candidats à l’émigration.
 
L’effectif est renforcé de 60%


Nous sommes en train d’équiper l’armée de l’air. Nous construisons des bases aériennes partout sur l’étendue du territoire national. Nous avons une augmentation de 60% des effectifs. Le président a pris en charge les préoccupations des militaires invalides. Nous avons mobilisé plus d’un milliard sur une demande de 5 milliards. Notre armée est prête. Elle est équipée. Elle est moderne...


L’État vise 35.000 militaires à l’horizon 2035


Sur le principe, le service militaire est obligatoire,  mais il faut se donner les moyens de l’appliquer de manière totale. Au moins chaque année, il y a 20.000 volontaires qui s’engagent, mais on ne peut pas tous les prendre faute d’infrastructures. À l’horizon 2035, nous projetons d’avoir 35.000 militaires.
 
 
La gendarmerie s’est dotée de 101 escadrons


Entre 2017 et 2023, l’État a investi dans la gendarmerie : une centaine d’infrastructures, trois à cinq escadrons, avec 25 escadrons de gendarmerie mobile dont 10 de la légion de gendarmerie d’intervention, trois escadrons de groupement blindés, 15 escadrons de surveillance et d’intervention. Portant ainsi le nombre d’escadrons permanents à 60 immédiatement mobilisables et 41 escadrons temporaires qui sont générés et équipés. Soit 101 escadrons au total.
 
 
Une enquête en cours


Les enquêtes sont en cours pour déterminer la vérité sur les disparitions de Didier Badji et de Fulbert Sambou.
Samedi 25 Novembre 2023
Dakaractu




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