Terrorisme : 63 victimes dans plusieurs attaques au Mali et au Burkina


La situation sécuritaire sahélienne se dégrade de plus en plus. En témoignent les attaques commises ce dimanche 8 août contre des populations civiles au Mali et l’embuscade qui a eu raison d’une dizaine de soldats burkinabé dans le nord-ouest du pays.
 
Vers 18 heures, des individus armés supposés appartenir à des groupes djihadistes se sont attaqués aux localités de Ouatagouna, Karou et Deouteguef. Lors de ces attaques, 51 personnes, toutes des civiles, ont été tuées par les assaillants qui, selon des sources, tiraient sur tout ce qui bougeait.
 
Un élu de l’une des localités ciblées a confié à l’AFP que les assaillants ont fait 20 victimes à Karou, 14 à Ouatagouna alors que d'autres civils ont été tués à Daoutegeft. Les forces armées maliennes se sont déployées sur les lieux des incidents pour secourir les populations.
 
Pendant ce temps, le Burkina Faso compte aussi ses morts. Des éléments de terre et du groupe d’action, de surveillance et d’intervention (Garsi) sont tombés dans une embuscade dans la région de la boucle de Mouhan, dans le nord-ouest du pays. Lors de cette opération attribuée aux djihadistes, 12 soldats ont perdu la vie, d’après le ministre de la Communication. Sept soldats qui avaient été portés disparus ont été retrouvés sains et saufs.
 
Mercredi 4 août, onze victimes civiles ont été enregistrées dans plusieurs attaques dans le nord-est, à la frontière avec le Mali. La réponse à ces assauts meurtriers contre les civils avait occasionné la mort de 15 soldats et de 4 volontaires pour la défense de la patrie (VDP). L’État burkinabé avait revendiqué la mort d’une dizaine de djihadistes.
 
Toutes ces attaques n’ont pas encore été revendiquées. Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) sont les deux principales organisations qui sèment la terreur au Sahel. 
 
Lundi 9 Août 2021
Dakar actu



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