Tentative de putsch au Niger : Le pays steppique va-t-il de nouveau renouer avec les coups d'État depuis sa jeune histoire?


Après les attaques dans la nuit du mardi devant le palais présidentiel, le Niger semble être de nouveau une cible des soldats putschistes. Une situation qui ne serait pas nouvelle car le Niger a connu un coup d'État en 2010 qui avait été mené par le commandant Salou Djibo. "Des soldats ont été arrêtés après une « tentative de coup d’Etat » dans la nuit de mardi 30 à mercredi 31 mars", a affirmé une source sécuritaire à l’Agence France-Presse. Cependant, cette attaque n'interroge t-elle pas ce coup d'État qui avait marqué Niamey en 2010 dans un contexte de crise économique et de crise institutionnelle?

En effet, durant ces élections présidentielles récentes, Mohamed Bazoum a été bien validé par le conseil constitutionnel qui confirmait que le proche du président sortant a remporté les élections avec plus de 55% des suffrages. Ce qui marque la première transition au pouvoir au Niger depuis son indépendance en 1958. "J'assumerai avec patriotisme, loyauté et probité, la fonction de président que le peuple a décidé de me confier. Je serai le président de tous les Nigériens, sans distinction aucune", avait ainsi déclaré Mohamed Bazoum.

Il faut rappeler que l'élection présidentielle du 21 Février au Niger, a vu l'existence de certains événements meurtriers après que l'opposition a contesté les résultats, dénonçant un hold-up électoral. D'ailleurs, son adversaire, Mahamane Ousmane, s'était déclaré vainqueur en considérant que "des irrégularités dans les résultats ont été constatés partout. La compilation des résultats des PV en leur possession à travers les délégués dans les différents bureaux de vote, le donne gagnant".

Le coup d'État qui a eu lieu en 2010 au Niger s'est déroulé dans un contexte de crise institutionnelle de 9 mois qui a vu la dissolution de l'Assemblée nationale, un référendum pour une modification de la Constitution, une annulation du référendum par la Cour constitutionnelle, et enfin une dissolution de la Cour constitutionnelle. Peu de temps avant le coup d'État, Mamadou Tandja menaçait de se rapprocher de l'Iran et de la Chine, et notamment de vendre aux Iraniens son uranium brut.

Cependant, dans ce contexte d'insécurité préoccupant, reste à savoir si la cérémonie d'investiture va être maintenue ou si  l'opposition va lâcher du lest pour que la stabilité règne dans le pays? 
Mercredi 31 Mars 2021
Dakaractu



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