« Tensions sociales » impliquant les médias : Le Synpics expose ses recommandations et invite à plus de responsabilité

Des sujets d’actualité ont, ces derniers jours, fortement impliqué la responsabilité des professionnels de médias. L’affaire qui a opposé de hauts fonctionnaires du ministère de l’environnement à des journalistes, l’interdiction d’accès à des journalistes au tribunal de Dakar et l’affaire de la conférence de presse du groupe Sedima ont toutes été étudiées par le syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) pour plus de liberté dans la profession.

Après réflexion, l’organisation syndicale s’est fendue, ce 13 juillet, d’une déclaration pour se réjouir des solutions trouvées pour toutes ces questions précitées, non sans interpeler les professionnels de médias à plus de responsabilité dans le traitement de l’information. Voici la déclaration publiée en ce sens...


« Tensions sociales » impliquant les médias : Le Synpics expose ses recommandations et invite à plus de responsabilité
L'espace public bruit depuis quelques temps de tensions sociales fortes, qui n’épargnent pas le secteur des médias dont certains acteurs ont été parties prenantes.
Il en est ainsi de l’affaire qui a opposé certains cadres du ministère de l’environnement à des journalistes accusés de diffamation, de l’affaire dite de l’interdiction d’accès au tribunal de Dakar, ainsi que de l’affaire dite de la conférence de presse du groupe Sedima sur le sujet des terres de Ndengler.
 
Pour toutes ces affaires, Le Synpics tient à rappeler aux différents protagonistes, notamment aux journalistes de privilégier les principes de base de ce noble métier et de ne céder à aucune collusion autre qu'avec le public, destinataire du travail journalistique.
 
- S’agissant de l’affaire de diffamation présumée opposant le Dage et le Sg du ministère de l’environnement et des journalistes, le Synpics se félicite de l’issue heureuse qui a consisté au désistement de la partie plaignante. Le Synpics salue l’implication personnelle du ministre de l’environnement qui a contribué à cette solution.  
 
- Il en est de même pour l’affaire dite des ‘’chroniqueurs judiciaires’’. Informé de la situation, le Synpics a pris sur lui en rapport avec le président de l’association des chroniqueurs judiciaires de prendre contact avec les autorités judiciaires.
 
Le ministre de la justice a de suite donné les instructions pour que cette entrave à la liberté du travail du journaliste soit levée et nous a déclaré que ‘’rien ne peut justifier une pareille décision’’. Le président de l’association des chroniqueurs judiciaires par ailleurs membre du BEN du Synpics a diligenté avec les membres du bureau de l’association la levée de cette décision inique.
 
- Pour ce qui est de la sortie médiatique de Sedima, le Synpics s’en remet à la déclaration du Cored. Au delà, le Synpics demande aux organes de presse de veiller à la crédibilité de leurs équipes rédactionnelles, en veillant à préciser au public, la nature commerciale de toute production médiatique. Il est malheureux de constater que seul le groupe E Media a précisé à l’endroit du public qu’il s’agissait d’un publireportage.
 
De ce qui précède, le Synpics tout en invitant les confrères à faire preuve davantage de prudence dans le traitement de l'information, les enjoint par ailleurs à ne faire confiance aux sources que si elles sont en mesure de prouver toute allégation ou fait présumé, qu’elles cherchent à porter à la connaissance des médias.
 
Sans verser dans le paternalisme, il nous semble important de rappeler à tous que le contexte actuel appelle de notre part plus de Rigueur, de Vigilance et de Solidarité.
 
Enfin, s'adressant aux médias en ligne, le Synpics rappelle que les mêmes règles qui s'imposent aux médias classiques leur sont opposables et les invite à faire preuve de plus de rigueur dans l’exercice de leur mission de service public de l’information.

Informer juste et vrai, endosser la pleine responsabilité du journaliste tout en jouissant des privilèges qu'offre la pratique du métier, notamment les régimes de Libertés et de Protection, doivent plus que jamais être notre Credo.
 
Lundi 13 Juillet 2020
Dakar actu




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