L’Assemblée mondiale de la Santé a rejeté pour la dixième année consécutive la proposition dite relative à Taiwan présentée par certains pays. Ce refus réaffirme que le principe d’une seule Chine est un consensus général de la communauté internationale et correspond aux attentes des peuples, au sens de l’histoire et aux principes fondamentaux de la justice. Cela montre une fois de plus que l’adhésion de la communauté internationale au principe d’une seule Chine demeure intangible et ne saurait être remise en cause. Quelles que soient les manœuvres des autorités du Parti démocrate progressiste, elles ne tromperont personne et ne mèneront nulle part. Ces agissements ne changeront en rien l’échec inévitable de toute tentative d’« indépendance », et ne pourront entraver la tendance historique vers la réunification ultime et irréversible de la Chine.
Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois depuis l’Antiquité. En 1895, le Japon contraignit la dynastie Qing à céder Taiwan à la suite d’une guerre d’agression contre la Chine. En décembre 1943, les gouvernements de la Chine, des États-Unis et du Royaume-Uni publièrent la Déclaration du Caire, stipulant que tous les territoires que le Japon avait volés à la Chine, tels que le Nord-Est, Taiwan et les îles Penghu, devaient être restitués à la Chine. La Proclamation de Potsdam, publiée en juillet 1945 par la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni, et rejointe ultérieurement par l’Union soviétique, réaffirma que « les termes de la Déclaration du Caire seront appliqués ». En septembre 1945, le Japon a signé les Actes de capitulation, dans lesquels il s’engagea à « remplir fidèlement les obligations énoncées dans la Proclamation de Potsdam ». Ces documents de droit international ont confirmé la souveraineté de la Chine sur Taiwan. La restitution de Taiwan à la Chine est un fruit important de la Guerre mondiale antifasciste et constitue une composante importante de l’ordre international d’après-guerre. La résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies confirme solennellement et incarne pleinement le principe d’une seule Chine, précisant qu’il n’existe qu’une seule Chine dans le monde et que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant la Chine tout entière, excluant toute notion de « deux Chine » ou « une Chine, un Taiwan ». Taiwan n’a jamais été un État et ne le sera jamais. Bien que les deux rives du détroit ne soient pas encore totalement réunifiées, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine n’ont jamais été divisées et ne le seront jamais ; le statut de Taiwan comme partie intégrante du territoire chinois n’a jamais changé et ne changera jamais. La réunification finale de la Chine est une tendance historique majeure, aussi irrésistible qu’inéluctable. Nous poursuivons nos efforts pour bâtir l’union des cœurs sur la base d’une reconnaissance juste de notre identité, sauvegarder notre foyer commun en poursuivant le développement pacifique, améliorer le bien-être des populations par les échanges et l’intégration, et réaliser le grand renouveau de la nation chinoise par l’unité et les efforts collectifs des deux rives du détroit.
Aujourd’hui, 183 pays dans le monde, dont 53 pays africains y compris le Sénégal, ont établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine sur la base du principe d’une seule Chine. La Déclaration de Beijing sur la construction conjointe d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle, adoptée par le Sommet du FOCAC en 2024, souligne l’engagement des pays africains envers le principe d’une seule Chine, réaffirmant qu’il n’existe qu’une seule Chine dans le monde et que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois et apportant un soutien résolu aux efforts du gouvernement chinois pour parvenir à la réunification nationale.
Lors de la visite d’État effectuée par le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye sur l’invitation du Président Xi Jinping en Chine en 2024, les deux parties ont publié une déclaration conjointe visant à approfondir le partenariat de coopération stratégique global entre les deux pays et à bâtir une communauté d’avenir partagé Chine-Sénégal de haut niveau. À cette occasion, le Sénégal a réaffirmé sa position, soulignant que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant la Chine tout entière et réitérant son opposition ferme à toute forme d’« indépendance de Taiwan » et aux ingérences des forces extérieures dans les affaires intérieures de la Chine, ainsi que son refus de toute forme d’échanges officiels avec Taiwan.
La Chine est compagnon de route et frère loyal du Sénégal. Elle exprime sa gratitude envers le Sénégal pour sa compréhension et son soutien constants sur les questions touchant aux intérêts fondamentaux et aux préoccupations majeures de la Chine, et réaffirme son engagement indéfectible à soutenir le Sénégal dans la défense de sa souveraineté, de sa dignité nationale, de son droit à un développement autonome, ainsi que dans la poursuite d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales. Le soutien mutuel entre la Chine et le Sénégal valorise l’amitié traditionnelle qui unit les deux nations, répond aux attentes de leurs peuples respectifs et consolide les bases politiques pour favoriser la réussite d’une coopération pragmatique multidomaine. À l’avenir, la Chine œuvrera avec le Sénégal pour s’affirmer résolument, dans un monde turbulent, comme une « force de paix, de stabilité et de progrès », concrétiser les consensus majeurs établis par les Chefs d’État des deux pays, défendre fermement l’ordre international d’après-guerre, favoriser une modernisation conjointe et promouvoir encore davantage la justice, l’équité, ainsi que la stabilité et la prospérité à l’échelle mondiale.
(Tribune signée par M. LI Zhigang, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République du Sénégal)