Étudiant en sciences politiques et relations internationales, Ngagne Demba Touré a pris la parole ce samedi lors du panel citoyen « Taxaw Saytu », initié par le mouvement Y’en a marre. Auteur d’un mémoire de licence professionnelle consacré au rôle des mouvements citoyens dans la transparence de la gestion publique avec pour cas d’étude le mouvement Y’en a marre lui-même, il a s’est épanché sur la définition et des conditions de la cohésion sociale au Sénégal.
Pour Ngagne Demba Touré, la cohésion sociale ne relève pas d’un vœu pieux. Elle se définit rigoureusement comme « la capacité d’un groupe à assurer à tous ses membres le bien-être et un destin commun ». Une définition qu’il ancre dans le préambule de la Constitution sénégalaise, faisant de l’unité nationale non pas une aspiration abstraite, mais une obligation fondamentale de l’État. Dans un pays marqué par la diversité des races, des religions et des ethnies, c’est précisément cette capacité à transcender les différences et non les divergences, nuance-t-il, qui fonde la nation.
Les piliers de cette cohésion, selon lui, sont au nombre de cinq : l’inclusion, la lutte contre la discrimination et la marginalisation, l’équité, la solidarité, et surtout la confiance qu’il présente comme le véritable ciment du lien social.
Une question existentielle, pas seulement conjoncturelle
Se démarquant du cadre strictement politique posé par les autres intervenants, le jeune étudiant a tenu à replacer le débat dans une perspective plus large. La fragilité de la cohésion sociale n’est pas, selon lui, un simple produit de la conjoncture politique sénégalaise. Elle est le reflet d’un phénomène universel et structurel : la concurrence sociale, inhérente à toute société humaine, qu’elle s’exprime à l’école, entre individus ou dans les espaces de la vie collective.
Prenant soin de saluer l’expérience de Me Aïssata Tall Sall, présente à ses côtés au panel, Ngagne Demba Touré a conclu sur un engagement personnel en rappelant honorer sa parole et continuer à s’investir, par la réflexion comme par l’action citoyenne, pour le Sénégal.