Le dialogue politique est présenté par le Chef de l’État comme étant nécessaire à la tenue d’une élection présidentielle transparente, inclusive et apaisée. Au même moment, une partie de l’opposition crie tout haut que ce dialogue ne procède que d’un dilatoire. Une divergence d’opinion qui a poussé les jeunes de Benno Bokk Yaakar de Touba à inviter chaque leader concerné à prendre ses responsabilités. Pour Binetou Diop de « Jeunesse féminine », c’est faire preuve d’égoïsme que de forcer une élection impossible juste pour sauvegarder des intérêts personnels. Elle saluera « le courage du Président Sall qui a osé interrompre le processus pour parer à tout désordre.
Une transition toute trouvée par Talla Sylla pour saluer le choix porté sur Amadou Bâ qui, dit-il, « bénéfice encore de la confiance du leader national de Benno » malgré les « fausses » rumeurs de mésentente et de corruption en vogue. Bassirou Mboup, pour ce qui le concerne, invitera le Président Sall à corriger une incongruité. En effet, dit-il, « aucune personne issue de Touba et Mbacké ne figure dans le secrétariat exécutif du parti ». Pour lui, il s’agit d’une omission majeure qu’il faut rectifier.
Moustapha Lô , en prenant la parole, se désolera des vagues de violence qui ont récemment perturbé la quiétude de Touba non sans oublier d’accuser l’ex-Pastef. Pour lui, les fauteurs doivent être sanctionnés pour avoir outrepassé le ndigël du Khalife Général des Mourides.