TABASKI 2019 DIFFICILE / « 'État et son ministre de l'élevage n'ont aucune responsabilité dans la cherté des moutons » (Hcct Makhtar Diop)


TABASKI 2019 DIFFICILE / « 'État et son ministre de l'élevage n'ont aucune responsabilité dans la cherté des moutons » (Hcct Makhtar Diop)
Le constat est avéré : l'édition 2019 de l'Aïd-El-Kébir  a été fortement marquée par une pénurie de moutons extrême avec comme conséquence immédiate une cherté de ce même mouton. Beaucoup de familles Sénégalaises en ont pâti et ont manifesté leur colère à travers la presse et les réseaux sociaux accusant le nouveau ministre de l'élevage d'en être le responsable. Câblant Dakaractu, le Haut conseiller des collectivités territoriales de Touba a dégagé en touche ces accusations, martelant que ni ce dernier, ni l'État du Sénégal n'ont de responsabilité par rapport à ce travers. 

Pour Makhtar Diop, Samba Ndiobène Kâ est une victime plus que tous les autres Sénégalais d'une décision des éleveurs Mauritaniens et Maliens de se trouver d'autres marchés d'écoulement de leurs moutons ou de rester chez eux par mesure de sécurité. '' Beaucoup ne s'en sont  peut-être pas rendus compte. Mais il est temps que les Sénégalais sachent que les éleveurs Maliens n'ont pas voulu prendre le risque de se déplacer au vu du contexte de guerre dans lequel se situe une partie de leur pays. Nul n'ignore que le Mali est proie à des attentats, à des attaques à main armée dans des localités rurales. C'est la raison pour laquelle beaucoup d'entre eux ont préféré ne prendre aucun risque. Du côté des éleveurs de la Mauritanie, le contexte post-électoral a été déterminant dans leur décision de ne pas effectuer le déplacement. Les rares qui ont osé aller à la conquête des marchés de la sous-région ont choisi de monter vers le Maroc. Cela a été favorisé par le réchauffement des relations diplomatiques entre Nouakchott et Rabat. ''

Makhtar Diop de signaler que l'État du Sénégal avait, pour ce qui le concerne, pris toutes les mesures nécessaires capables d'assurer aux  familles un bon approvisionnement. ''L'État a signé à temps un décret pour ouvrir les frontières. Il a annulé toute velléité de taxes et assuré la sécurité des éleveurs avant de subventionner significativement l'aliment de bétail. Par conséquent, il ne peut rien lui être reproché.'' Notre interlocuteur de trouver urgent, d'inciter les Sénégalais à l'élevage. '' L'État ne manquera pas, pour éviter que ce travers ne se reproduise, de renforcer les conditions susceptibles d'amener  et d'encourager sa jeunesse à davantage s'investir dans l'élevage car, c'est assurément la seule solution qui tienne... ''
Vendredi 16 Août 2019
Dakaractu



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