Entendu ce mardi à la Sûreté urbaine dans le cadre d’une affaire liée au Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP), le journaliste Ibrahima Lissa Faye est ressorti de son audition sans avoir modifié d’un iota ses déclarations. Une posture ferme, assumée, et documents à l’appui.
Tout est parti de propos tenus sur la RFM, ensuite repris par Mamary, ce qui a conduit les autorités à convoquer successivement Ibrahima Lissa Faye et le directeur de la communication du ministère concerné. Ce dernier s’est présenté avec des pièces justificatives. Ibrahima Lissa Faye en a fait autant. À l’issue de l’audition, le journaliste indique avoir été mis en cause pour « diffusion de fausses nouvelles ». Une qualification qu’il rejette catégoriquement. « Je ne sais pas quelles sont les fausses nouvelles qui auraient été diffusées », a-t-il affirmé, soutenant avoir au contraire étayé ses déclarations par des documents probants.
Au cœur du dossier, une présumée rupture d’égalité dans la distribution du FADP. Selon lui, le ministère aurait utilisé ce fonds à sa guise, au mépris des règles d’équité devant en gouverner l’attribution. Il réclame la publication de la liste complète des bénéficiaires. « Ce fonds est fait pour aider tous les médias, pas seulement les médias de service public », a-t-il martelé.
Fort de plus de vingt-six ans de carrière, Ibrahima Lissa Faye se dit imperméable à toute pression. « Ce n’est pas par l’intimidation ni par la convocation qu’on va me faire changer », a-t-il lancé, se déclarant prêt à répondre à toute nouvelle convocation des enquêteurs ou du procureur