Succession de Macky Sall : « Se retrouver dans des batailles de dauphinat six mois après la réélection du président ne serait pas dans notre intérêt … » (Aminata Touré)


Succession de Macky Sall : « Se retrouver dans des batailles de dauphinat six mois après la réélection du président ne serait pas dans notre intérêt … »  (Aminata Touré)
 Alors que la question de la succession du Pr Sall est agitée par certains membres du board de l’Alliance pour la République depuis un certain temps, la Présidente du CESE Aminata Touré la trouve trop prématuré. L’ancien Premier ministre du Président Macky Sall de faire savoir qu’il ne serait pas dans l’intérêt de la majorité présidentielle d’engager cette bataille de la succession et de « dauphinat », six mois après la réélection du président. Dans un entretien paru dans « le Soleil » elle l’a trouvée  simplement indécente.
 
 
« Je trouve un peu indécent que la question se pose. Nous venons d’élire fraichement le président de la République. C’est dans notre intérêt collectif, en tant que chef de parti, en tant que responsable politique dans son camp, qu’il réussisse pleinement son mandat. Chacun, là où il est, doit garder cela à l’esprit. Nous devons l’aider à réussir son deuxième mandat, consolider les acquis, davantage stabiliser le pays qui a encore beaucoup de défis à relever. Si je me retrouve dans des batailles de succession et de « dauphinat », six mois après la réélection du président, ce ne serait pas dans notre intérêt, nous qui sommes de la majorité présidentielle » a-t-elle fait savoir. Selon la Présidente du conseil économique social et environnemental (…), les sujets politiques, naturellement, se poseront car cela fait partie de la vie seulement, ceux de la succession ou du dauphinat sont prématurés.
 
« Je dirais que c’est un groupement qui règne. Ça, c’est la première évidence. L’Alliance pour la République (Apr), depuis l’arrivée du président en 2012, gagne toutes les consultations électorales. Sans aucune prétention, c’est un très bon palmarès. Mais, nous pourrons toujours discuter des questions d’organisation, de structuration du parti. Mais, étant en démocratie élective, ce qui compte c’est de gagner. Donc quelles que soient les critiques, l’efficacité électorale est là. Evidemment, la coalition est tirée par son candidat, le président de la République. Et ce qui le caractérise, lui-même, ce sont les programmes qu’il a mis en place, qui sont, à travers sa réélection, consacrés par 58,26 % des Sénégalais. Ce qui importe, c’est ce que nous délivrons en direction des populations que l’on soit ministre, directeur général, à plus forte raison président de la République. Toujours est-il que le futur d’un parti ou d’une coalition est une dynamique, et cela dépend des circonstances. Tout de même, nous avons une coalition stable depuis sept ans. Nous rentrons même dans la huitième année ; c’est unique dans l’histoire du Sénégal. Est ce qu’elle va évoluer vers une forme plus organique ? Je ne sais pas. En ce qui concerne l’Apr, est ce que nous allons vers une structuration après les élections municipales ? C’est tout à fait une possibilité. Une chose est sûre, nous n’allons pas débattre de ces questions dans l’espace public » a-t-elle a tenu à faire savoir.
Mardi 3 Septembre 2019
Dakar actu



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