Le président du Conseil national du patronat du Sénégal (CNP) a été l'invité de Jeune Afrique et de RFI. Au cours de cet entretien, plusieurs sujets ont été abordés, notamment celui relatif aux émeutes du mois de juin au Sénégal coïncidant avec l'arrestation d'Ousmane Sonko. Lesquelles émeutes ont causé des dégats énormes à l'économie du Sénégal et impacté les acteurs.
"Le calme est revenu, y compris d’un point de vue financier pour les entreprises qui ont été touchées. Le seul problème pour ces entreprises, c’est qu’elles n’obtiennent aucun dédommagement, ni de l’État ni de la Cedeao quand ils appliquent des sanctions aux autres pays. Le sort des entrepreneurs n’est pas pris en compte", a déclaré M. Agne.
Interrogé sur la responsabilité des entreprises face au mécontentement social, le président du patronat de répondre en ces termes. "Il faut que tout l’environnement soit favorable pour que l’on fasse davantage. C’est-à-dire investir, créer des emplois, donner des salaires et demander à ce que les réformes dans nos différents pays se fassent". Avant de poursuivre : "Nous avons des populations jeunes. Au Sénégal, chaque année à peu près 200.000 personnes arrivent dans le monde du travail. Or, la capacité du secteur privé aujourd’hui n’est pas suffisante pour les absorber.
Et pour le rôle des entreprises relatif à la stabilité politique, Baïdy Agne de redéfinir leur mission. "Ce ne sont pas des discours politiques, ce n’est pas une société civile, nous sommes les principaux acteurs de la société civile comme pourvoyeurs de subsistance. Nous sommes le corps principal qui peut maintenir une sécurité dans nos différents pays, après des questions de défense et de sécurité, par l’emploi".