Discuter sur la souveraineté économique et monétaire de l’Afrique a réuni, hier vendredi, des économistes, des experts dans le domaine, des chercheurs, des journalistes et autres participants venus d’horizons divers. L’objectif visait à réfléchir sur des sujets aussi variés touchant au thème notamment les voies de développement alternatives, la monnaie, la finance, la crise climatique, la démarche pour faire face à la finance globale, le problème de la dette extérieure de l’Afrique, le vol des ressources naturelles et la justice économique globale pour ne citer que ceux-là.
« La conférence des Nations Unies pour le Commerce et le développement (CNUCED) a dit que si l’Afrique s’organisait mieux et surtout si les pays africains collaboraient entre eux, ils pourraient sauver 90 milliards de dollars chaque année concernant les flux financiers illicites (FFI). On a les ressources qu’il faut le problème c’est le leadership africain qui fait défaut », a expliqué l’économiste et chercheur Demba Moussa Dembélé, un des initiateurs de cette conférence internationale tenue du 25 au 28 octobre au musée des civilisations noires de Dakar. Les réflexions issues de la rencontre ont fait l’objet d’un mémorandum qui sera partagé avec les décideurs, les chefs d’État africains, les institutions régionales (CEDEAO - UEMOA), la banque africaine de développement et tant d’autres institutions du continent et du monde. L’idée revient à les inciter à un changement de paradigmes pouvant assurer à l’Afrique une souveraineté monétaire, alimentaire, industrielle, énergétique entre autres.