Sortie sur la « dette cachée », mise en accusation contre Macky: Guy Marius Sagna interpellé sur les scandales sous Pastef…


Le député Guy Marius Sagna, a fait hier, lors de la déclaration de politique générale du premier ministre, un discours en s’offusquant de la gestion de l’ancien régime tout en tirant sur l’actuel gouvernement. Le parlementaire est même allé plus loin en annonçant une Secka de mise en accusation contre Macky Sall. Une sortie que le collectif Fatali n’a pas voulu laisser être envenimée. Dans un communiqué, il s'en prend au député l'accusant de « manipulation », de « mensonge » et d'« opportunisme ». Le collectif juge cette déclaration « irresponsable » et reproche au député d'avoir manqué, selon lui, une occasion d'interpeller directement son ancien mentor sur une série de dossiers sensibles lors d'une séance solennelle à l'Assemblée nationale. Parmi les sujets que Fatali estime avoir été éludés figurent l'abrogation de la loi d'amnistie et la demande de clarification sur les 84 morts enregistrés lors des manifestations de 2021, la réouverture du dossier « Sweet Beauté » impliquant Adji Sarr, ainsi que des accusations de détournement de fonds visant le programme Jàng Casamance.

 

Le communiqué évoque également plusieurs autres controverses financières : le dossier de la « dette cachée », que le collectif qualifie de « plus grand sabotage économique de l'histoire du Sénégal », le décaissement de 8 milliards de francs CFA destiné à Bakel, la distribution de 5 milliards de francs CFA présentée comme destinée à des « martyrs », un dossier de 37 milliards de francs CFA lié à l'ASER, ainsi que l'utilisation de fonds politiques évalués à 3 milliards de francs CFA. Le texte cite aussi un prêt de 650 millions d'euros (environ 426 milliards de francs CFA) contracté auprès d'un fonds d'Abou Dhabi, dont l'utilisation resterait, selon le collectif, non éclaircie.

 

« Fatali » reproche par ailleurs à Guy Marius Sagna de ne pas avoir abordé la promesse de criminalisation de l'homosexualité formulée par Macky Sall devant des familles religieuses, les interpellations visant le journaliste Mandiaye Diagne au sujet de matériel de renseignement, la cession de la part de 18 % détenue par le Sénégal dans DP World, un plan de relance économique fondé sur des taxes sur l'alcool, le tabac et les jeux de hasard, ainsi que le scandale relatif à l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS).

 

Le collectif précise que les prises de position du député visent à détourner l'attention des engagements non tenus de son ancien mentor en matière de filets sociaux, d'infrastructures, de jeunesse et d'éducation, et promet de répondre systématiquement à ses futures sorties.

Mercredi 9 Septembre 2026
Dakaractu