Sorti de prison le matin, rattrapé par l’horreur le soir : une tentative de viol sur une handicapée mentale relance l’alerte sur la récidive


À Guédiawaye, une affaire d’une gravité extrême secoue l’opinion publique et relance le débat sur la récidive et la protection des personnes vulnérables. Quelques heures seulement après sa libération de prison, B. Sy, un jeune menuisier de 20 ans domicilié à Yeumbeul, a été interpellé pour une tentative présumée de viol sur une jeune femme atteinte d’un handicap mental, rapporte L’Observateur.
 
Selon les éléments de l’enquête relayés par L’Observateur, les faits se sont produits dans la soirée du jeudi 22 janvier, au domicile familial de la victime. L’alerte est donnée depuis l’étranger : l’un des frères de la jeune femme, informé de la situation, appelle en urgence son autre frère resté au Sénégal, S. Dia. Il lui signale qu’un individu se serait introduit dans leur maison et aurait tenté d’agresser sexuellement leur petite sœur, O. K. Sy, une jeune femme d’une vingtaine d’années, particulièrement vulnérable en raison de séquelles de méningite affectant ses facultés mentales et de communication.
 
À son arrivée sur les lieux, S. Dia découvre que le suspect a déjà été maîtrisé par les voisins, alertés par les cris et l’agitation. Avec l’aide de sa tante et de plusieurs témoins, il conduit immédiatement B. Sy au commissariat de police de Guédiawaye, où il est remis aux forces de l’ordre.
 
Face aux enquêteurs, la victime livre un témoignage bouleversant. Elle explique avoir été surprise par derrière, traînée de force dans une chambre, puis jetée sur un lit. L’agresseur présumé aurait alors introduit sa main dans sa culotte, tentant de la déshabiller. L’intervention providentielle de la grand-mère, partie à sa recherche, met fin à l’agression avant l’irréparable. La mobilisation rapide de la famille et du voisinage empêchera la commission de l’acte, souligne L’Observateur.
 
Confronté aux accusations, B. Sy adopte d’abord une posture de déni. Il prétend s’être rendu dans la maison pour « chercher de la monnaie », sans pouvoir expliquer de manière crédible sa présence ni les gestes qui lui sont reprochés. Acculé par les incohérences de son récit et la pression des enquêteurs, il finit par reconnaître les faits dans leurs grandes lignes, tout en implorant la clémence de la justice.
 
Mais un élément vient alourdir considérablement son cas. Lors d’une fouille administrative, les policiers découvrent sur lui un document accablant : un certificat d’expiration de peine d’emprisonnement, délivré le jour même. Ce document atteste que le suspect venait de sortir de prison après avoir purgé une peine de deux ans, dont un mois ferme, pour des faits de vol. La tentative d’agression sexuelle serait donc intervenue dans les heures suivant sa remise en liberté, constituant un cas de récidive aussi fulgurant qu’inquiétant, note L’Observateur.
 
Saisi du dossier, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, au vu des éléments concordants réunis par les enquêteurs, a donné un avis favorable au placement en garde à vue de B. Sy pour tentative de viol.
 
Samedi 24 Janvier 2026
Dakaractu