Sonko après le tollé autour de la DPG : « Il n’y a ni tension ni problème, juste le fonctionnement normal des institutions... »


Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a ouvert mardi 1er septembre la deuxième session extraordinaire de l’institution en clarifiant la procédure applicable à la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, au lendemain de vives polémiques sur le calendrier de cet exercice constitutionnel.
 
Sonko a rappelé que la fixation d’une date pour la DPG, dans les huit jours suivant l’ouverture de la session, relève d’une simple faculté laissée à l’exécutif et, plus précisément, au président de la République. « Contrairement à la pratique », a-t-il souligné, l’Assemblée n’a reçu aucune correspondance du chef de l’État à ce sujet, le décret n° 2026-1530 convoquant la session extraordinaire à compter du 1er septembre n’ayant pas fixé de date exacte pour la déclaration elle-même.
 
En l’absence de cette planification par l’exécutif, le président de l’Assemblée a indiqué que l’institution s’appuierait sur les dispositions pertinentes de son règlement intérieur, notamment l’article 22, qui organise la Conférence des présidents. Cet organe réunit le président et les vice-présidents de l’Assemblée, les présidents des commissions dont celle des Finances et du Contrôle budgétaire, ainsi que les présidents des groupes parlementaires et le représentant des députés non-inscrits. C’est cette conférence qui arrêtera l’ordre du jour, fixera le calendrier des travaux en commission et en séance plénière, et organisera les débats conformément à l’article 77, alinéa 4, du règlement, notamment la répartition du temps de parole entre les groupes.
 
Sonko a précisé que la séance d’ouverture du jour se clôturerait dès l’épuisement de son point unique le constat du quorum, la DPG proprement dite devant intervenir selon le calendrier que fixera la Conférence des présidents.
 
Face aux accusations, portées notamment par des députés de sa propre majorité, d’une manœuvre de l’exécutif visant à brouiller le calendrier et à en faire porter la responsabilité au Parlement, le président de l'Assemblée s'est voulu apaisant. « Les textes sont très clairs », a-t-il affirmé, ajoutant qu’ils seraient appliqués « autant qu’il le faudra », et qu’il n’y avait « ni tension, ni problème », mais juste « le fonctionnement normal des institutions... »
Mardi 1 Septembre 2026
Cheikh Sadibou Fall