Parmi eux, 28 chefs d’État devraient être présents selon l’Élysée, écrit notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard. D’autres pays seront représentés par leurs chefs de gouvernements ou encore des vice-présidents. Puis il y aura trois grands absents, les dirigeants de l’ AES (Mali, Burkina Faso et Niger) trois pays qui ont rompu brutalement avec Paris. Malgré ces absences, « les pays d’Afrique de l’Ouest seront présents », avait annoncé Emmanuel Macron peu avant le sommet le 10 mai. Ainsi, les dirigeants du Sénégal, de la Côte d’Ivoire ou du Togo sont attendus.
La recherche des investissements
Pour ceux qui seront à Nairobi, plusieurs thématiques sont au programme des échanges. Il y aura d’abord une rencontre des représentants politiques avec une trentaine de PDG français et africains : pour parler industrialisation et transition énergétique. Le secteur privé a été au cœur de ce sommet. Le président kényan William Ruto avait annoncé la veille de son ouverture ne pas être en quête « d’aide ou de prêts » mais « d’investissements ».
L’Élysée veut une discussion franche, directe et sans tabou avec ces dirigeants de grandes entreprises présentes en Afrique, CMA CGM, Orange, la kényane Equity Bank ou encore TotalEnergies, signale notre envoyé spécial à Nairobi, Alexis Bédu. Des entreprises qui représentent plus de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Afrique, des dizaines de milliards d’investissements annuels et près de un million d’emplois. Leurs dirigeants réclament plus de stabilité, des règles qui ne changent pas tout le temps concernant la fiscalité notamment.
« Les solutions sont connues »
Dans leurs requêtes, ils prônent des procédures plus rapides et surtout de nouveaux mécanismes de partage des risques. certaines garanties indispensables selon eux pour intensifier leurs investissements sur le continent. « Le diagnostic est partagé. Les solutions sont connues » écrivent une large partie de ces PDG dans une tribune du journal Le Figaro. Il sera question de climat des affaires en Afrique. Avec des taux d’intérêts toujours très élevé qui freinent certaines velléités d’investissement, résultat il manque des financements c’est le cas par exemple dans les infrastructures. Ce mardi cette coalition de dirigeants aura donc l’occasion de demander directement aux chefs d’État un environnement plus prévisible et moins risqué
Autre thématique phare au cœur des discussions : l’architecture financière internationale. Sa réforme est un projet porté par les présidents français et kényans. Elle vise à rendre le système financier mondial plus équitable. Et plus adapté aux besoins de developpements des pays du Sud. Enfin, les questions de paix et de sécurité sur le continent africain feront aussi l’objet de débats.