Social : Le cri du cœur d’un jeune père dépourvu de moyens et dont le ‘’bébé’’ est pris en otage à l’hôpital


L’arrivée d’un enfant dans un couple étant toujours un évènement

heureux, il s’accompagne parfois d’ imprévus qui peuvent gâcher la fête. Ce

qui est arrivé à un jeune père de famille, dont nous gardons l’anonymat, est de

ces faits qui ôtent le sommeil aux nouveaux parents. 
Le récit du calvaire que
lui fait subir l’hôpital est simplement triste et écœurant. Et du récit fait
par le jeune père , il est ressorti que le bébé qui a vu le jour depuis le 25
août dernier tarde à être livré à ses parents. Une situation qui sonne comme
une ‘’prise d’otage’’, vu que la structure de santé dans laquelle son épouse a
accouché, exige le paiement intégral des frais d’hospitalisation avant toute
idée de sortie de l’enfant. Lequel est son aîné...




 




Le jeune papa dépourvu de moyens est aujourd’hui dans le
désarroi. Dans un entretien téléphonique avec Dakaractu, celui-ci raconte les
difficultés auxquelles  il est confronté, depuis bientôt 15 jours. ‘’L’hôpital refuse
de me livrer mon enfant parce qu’il me réclame une facture de près de 350 000
F avant toute sortie. Une somme que je n’ai pas. L’argent que j’avais en main a
servi pour payer les frais d’accouchement et autres dépenses associées qui s’élevait
à une centaine de milliers de nos francs. Je n’avais que cette somme. Mais, alors

qu’on s’attendait à ce que le bébé soit remis à sa maman, on nous a dit qu’il devait
restait sous surveillance médicale en raison du liquide amniotique qu’il aurait
absorbé. Il a alors été interné au service pédiatrique où il a été suivi pendant une
dizaine de jours (du 25 août au 3 septembre dernier).




 




Baptisé alors qu’il était encore sous surveillance médicale,
il y a quatre jours, le bébé est aujourd’hui encore entre les mains du
personnel de la pédiatrie, regrette le jeune papa.




 




Celui-ci confronté à des soucis financiers dit n’avoir pas
les moyens de payer les frais d’hospitalisation de son bébé. ‘’J’ai demandé que
me soit accordé un moratoire, c’était avant-hier (jeudi passé), mais le Major (maître

des lieux) a refusé. Il m’a juste accordé un délai de 24 h et m’a fait savoir

que chaque jour de retard me serait facturé’’, dit-il avec regret.




 




Au service social où il dit s’être rendu, la réponse a
été la même :  C’est de passer à la
caisse. ‘’Je n’avais que les frais pour l’accouchement, mais il m’a dit que
cela est impossible. Et qu’il fallait que je paie au moins la moitié du montant
facturé. Ce qui est impossible aujourd’hui où la crise sanitaire a freiné

toutes mes activités...    
 
Samedi 5 Septembre 2020
Dakaractu




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