Signature de quatre accords de financement : 453 millions de dollars, dont 241 sous forme de don injectés par la BM


 Le Sénégal a paraphé avec la Banque Mondiale la signature de quatre accords d’un montant global de 453 millions de dollars, dont 241 sous forme de don. Ces accords couvrent plusieurs secteurs que sont la riposte contre la pandémie de la Covid-19, le filet de protection sociale, le projet régional d’accès à l’électricité et celui du cadastre et sécurisation foncière au Sénégal (PROCASEF). Concernant la vaccination. Nathan Belete, 
Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour le Sénégal, de dire que cette signature permettra aux pays d’acheter et de déployer des vaccins avec en ligne de mire l’objectif de l’Union africaine de vacciner 60 % de la population du continent d’ici 2022. « Afin de mettre en œuvre ce partenariat, il est donc heureux que nous signions aujourd’hui l’Accord de Financement Additionnel de 134 millions de dollars dont 50% en dons pour le Projet de Réponse à la COVID-19 ».
Sur le soutien des groupes vulnérables particulièrement touchés par la Covid-19 et ce financement additionnel de 110 millions de dollars, dont 70 millions sous forme de don, destiné au Projet d’Appui aux Filets Sociaux,  il inclut des ressources de l’IDA mais également 30 millions de dollars venant du Fonds fiduciaire de la Coopération allemande BMZ administré par la Banque mondiale. Il permettra à l’État de déployer une assistance sociale exceptionnelle par transferts monétaires, pour aider les familles vulnérables à surmonter la crise liée à la Covid-19 et à faire face aux futurs chocs climatiques. Un appui productif sera également mis à l’échelle au profit des ménages et agriculteurs les plus pauvres, pour les aider à améliorer leurs activités génératrices de revenus.
De plus, ce financement additionnel permettra l’extension du RNU, le Registre national unique, à 1 million de ménages conformément à la volonté du gouvernement, ce qui permettra de mieux déployer l’assistance aux populations vulnérables dans le futur.
 
 
En terme de vulnérabilité et d’équité territoriale, il convient de se rappeler que 24% des ménages sont actuellement sans accès à l’électricité. Or l’accès universel à l’électricité est un axe essentiel pour l’émergence du Sénégal. En plus d’améliorer la qualité de vie des ménages, l’électrification est une condition au développement d’activités productives génératrices de revenus et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Elle permet également l’amélioration et la résilience de certains services publics comme l’éducation et la santé.
D’où la signature de ce premier financement de 129 millions de dollars, dont la moitié en don, en appui au Projet régional d’accès à l’électricité, dont l’objectif est d’accroître l’accès à l’électricité du réseau électrique à partir des postes des lignes de transmission du Système d'Échanges d'Énergie Électrique Ouest Africain, surtout dans des zones moins desservies et avec une incidence de la pauvreté plus élevée, notamment en Casamance. Grâce à cet investissement, cent mille (100.000) nouvelles connexions équivalent à six cent mille (600.000) personnes qui auront accès à l’électricité grâce à la densification des réseaux de distribution autour des sous-stations.
 
Le dernier financement de 80 millions de dollars, dont la moitié en don, au Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF), est une réponse de la Banque Mondiale à la sollicitation du Gouvernement et à sa volonté d’améliorer la gouvernance foncière par la mise en place d’un cadastre national. 
Vendredi 25 Juin 2021
Dakaractu




Dans la même rubrique :