Séquestration de personnes : Le Diwane explique le but de « ces centres de redressement », nie la présence de drogue et les mauvais traitements


Dans un communiqué, la Gendarmerie Nationale révèle avoir découvert à ce qui s’apparente à des prisons à ciel ouvert. 43 personnes qui en assuraient la garde ont été arrêtés entre Ouakam, la Zone B, Guédiawaye et Malika. Mais selon le Diwane, une sorte d’organe de direction de ces camps, le centre Darou Salam est un centre social au service des populations. Au début du projet explique-t-elle, la « Kara sécurité » prenait en charge tous les pensionnaires gratuitement. Au fil du temps et des résultats satisfaisants, les sollicitations ont augmenté considérablement, ce qui a créé la promiscuité du cadre de vie. Le centre a ensuite souffert du manque de moyens dû au fait que certains parents ne pouvaient pas s'acquitter des redevances mensuelles après y avoir interné leurs enfants et les gestionnaires ne pouvaient pas les retourner chez eux.
Ces centres, ajoutent elle, existent depuis plusieurs années et reçoivent des jeunes pensionnaires de toutes les couches sociales. « On y rencontre très souvent des jeunes issus de la bourgeoisie sénégalaise de même que les enfants de plusieurs autorités de ce pays internés pour addiction à la drogue ou vol.  Les résultats des centres découlent du miraculeux d'après le témoignage de plusieurs parents pour la plupart désespérés avant d'amener leurs enfants aux centres Darou Salam », renseigne le document parcouru par Dakaractu.
Les 353 personnes délivrées et qui auraient subi des maltraitances et de la drogue, aurait été saisies sur place. Ce que nie aussi le Diwane.
« Nous invitons l'autorité à bien préciser l’endroit dans lequel ils affirment avoir trouvé du chanvre indien pour éviter toute confusion. D'après le communiqué, ils affirment aussi qu’un des geôliers a été retrouvé avec de la drogue. Ce dernier a trouvé refuge au domicile du guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké. Celui dont ils font allusion est certes un membre du mouvement, mais pas geôlier au niveau des 3 principaux centres reconnus de la Kara sécurité. Il serait bien de préciser qu'il n'était pas dans le domicile du Guide Cheikh Ahmadou KARA Mbacké au moment de la descente de la gendarmerie. C'est seulement après le départ de la gendarmerie que le Guide informé de la situation a immédiatement intimé à son fils Serigne Ahmad Mbacké, l'ordre d'aller chercher ce talibé partout où il se trouverait pour le mettre à la disposition de la justice pour répondre des accusations qui pèsent sur lui », précise le document transmis à notre rédaction.
Sur les cas de maltraitance et de malnutrition, le communiqué rappelle que les pensionnaires de ces centres (Daara Tarbiyah ) y ont été envoyés par leurs propres parents sur la base d'une décharge d'autorisation parentale signée. Ces mêmes parents accompagnés de membres de leurs familles faisaient des visites récurrentes pour s'enquérir de l'état de leurs enfants dans la structure. Le centre Darou Salam étant connu de toute la population Dakaroise, le Diwane de se demander enfin « pourquoi l'État a-t-il attendu jusqu’à aujourd'hui pour jeter son dévolu sur ces centres qui existent depuis plus d'une quinzaine d'années ? »
 
 
Dimanche 29 Novembre 2020
Dakar actu



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