Une prime au cœur de la colère sociale
Le climat social se dégrade dangereusement à la Société nationale d’électricité du Sénégal. Réunis au sein de la Csts, les travailleurs de la Senelec dénoncent la menace de gel de leur Prime sur le résultat annuel bénéficiaire, connue sous le nom de Prab.
D’après L’observateur, les syndicats estiment que cette prime constitue un acquis social. Ils rappellent que son versement a toujours été lié à la réalisation d’un résultat bénéficiaire certifié par les commissaires aux comptes et approuvé par le Conseil d’administration.
Des bénéfices estimés à 30 milliards FCfa
Les travailleurs soutiennent que la Senelec a réalisé environ 30 milliards FCfa de bénéfices. Sur cette base, ils estiment que près de 3 milliards FCfa devraient revenir au personnel au titre de la Prab.
Mais la direction et les autorités invoqueraient des critères financiers liés notamment à l’endettement, à la solvabilité fiscale ou à d’autres ratios. Une justification rejetée par les syndicats, qui y voient une interprétation opportuniste destinée à bloquer le paiement de la prime.
Une ardoise colossale imputée à l’État
Le front syndical ne se limite pas à la question de la prime. Il accuse directement l’État et ses démembrements d’être les principaux responsables de la fragilité financière de la Senelec.
Selon les chiffres rapportés par L’observateur, les créances non recouvrées ou engagements non honorés dépasseraient les 600 milliards FCfa. Les consommations d’électricité de l’administration centrale, des collectivités locales, des agences, de l’éclairage public et d’autres structures publiques représenteraient à elles seules plus de 482 milliards FCfa.
Exportations, compensations tarifaires et électrification rurale
Les travailleurs pointent également d’autres charges. Les créances liées aux exportations d’électricité seraient estimées à près de 60 milliards FCfa. Les compensations tarifaires dues par l’État à la Senelec atteindraient 391 milliards FCfa.
À cela s’ajouteraient environ 9 milliards FCfa dus par les concessionnaires d’électrification rurale, ainsi qu’une charge supplémentaire d’environ 18 milliards FCfa liée à la baisse du tarif de l’électricité décidée pour 2025.
Un plan d’action national annoncé
Face à cette situation, les travailleurs refusent de servir de variable d’ajustement. Selon L’observateur, la Csts annonce un plan d’action progressif. Le mouvement doit débuter par le port de brassards rouges sur toute l’étendue du territoire national.
Une conférence de presse est également prévue, suivie d’une assemblée générale au cours de laquelle les secrétaires généraux des syndicats doivent délivrer un mot d’ordre.
Le climat social se dégrade dangereusement à la Société nationale d’électricité du Sénégal. Réunis au sein de la Csts, les travailleurs de la Senelec dénoncent la menace de gel de leur Prime sur le résultat annuel bénéficiaire, connue sous le nom de Prab.
D’après L’observateur, les syndicats estiment que cette prime constitue un acquis social. Ils rappellent que son versement a toujours été lié à la réalisation d’un résultat bénéficiaire certifié par les commissaires aux comptes et approuvé par le Conseil d’administration.
Des bénéfices estimés à 30 milliards FCfa
Les travailleurs soutiennent que la Senelec a réalisé environ 30 milliards FCfa de bénéfices. Sur cette base, ils estiment que près de 3 milliards FCfa devraient revenir au personnel au titre de la Prab.
Mais la direction et les autorités invoqueraient des critères financiers liés notamment à l’endettement, à la solvabilité fiscale ou à d’autres ratios. Une justification rejetée par les syndicats, qui y voient une interprétation opportuniste destinée à bloquer le paiement de la prime.
Une ardoise colossale imputée à l’État
Le front syndical ne se limite pas à la question de la prime. Il accuse directement l’État et ses démembrements d’être les principaux responsables de la fragilité financière de la Senelec.
Selon les chiffres rapportés par L’observateur, les créances non recouvrées ou engagements non honorés dépasseraient les 600 milliards FCfa. Les consommations d’électricité de l’administration centrale, des collectivités locales, des agences, de l’éclairage public et d’autres structures publiques représenteraient à elles seules plus de 482 milliards FCfa.
Exportations, compensations tarifaires et électrification rurale
Les travailleurs pointent également d’autres charges. Les créances liées aux exportations d’électricité seraient estimées à près de 60 milliards FCfa. Les compensations tarifaires dues par l’État à la Senelec atteindraient 391 milliards FCfa.
À cela s’ajouteraient environ 9 milliards FCfa dus par les concessionnaires d’électrification rurale, ainsi qu’une charge supplémentaire d’environ 18 milliards FCfa liée à la baisse du tarif de l’électricité décidée pour 2025.
Un plan d’action national annoncé
Face à cette situation, les travailleurs refusent de servir de variable d’ajustement. Selon L’observateur, la Csts annonce un plan d’action progressif. Le mouvement doit débuter par le port de brassards rouges sur toute l’étendue du territoire national.
Une conférence de presse est également prévue, suivie d’une assemblée générale au cours de laquelle les secrétaires généraux des syndicats doivent délivrer un mot d’ordre.