Senelec / Nébuleuse, manque de planification, népotisme : Le SUDETEN met à nu la gestion de la société d’électricité


Makhtar Cissé ancien Directeur général de SENELEC et Pape Demba Bitèye son succeseur
Makhtar Cissé ancien Directeur général de SENELEC et Pape Demba Bitèye son succeseur
La gestion de la société nationale d’électricité (SENELEC) du point de vue social et au titre des nominations est inquiétante. C’est en tout cas ce qui ressort du communiqué du Syndicat unique et démocratique des travailleurs de l'énergie (SUDETEN) qui décrie « une gestion inique et inédite de l’entreprise en général et des institutions sociales en particulier ». Une situation qui ne semble pas s’être améliorée avec l’arrivée du nouveau DG, Pape Demba Bitèye. Toujours selon les syndicalistes, malgré une série de rencontres avec le nouveau DG, « les éternelles méthodes de duperie, de subterfuges, de manœuvres restent constantes aux fins d’endormir les travailleurs ». Ils en veulent pour preuve la gestion du fonds de promotion économique et social (FOPES) « avec son lot d’irrégularités ». Un exemple récent citent-ils, avec « le protocole d’accord d’un terrain à plus de 2 milliards à l’insu de la trésorerie du FOPES qui pourtant, est le seul avec le Président du Bureau central de gestion (BCG) à pouvoir engager une telle opération » Le Sudeten de se demander alors « comment et à quelles fins le DPCRH avec le Chef du département Action Sociale et Communication Interne (DASCI) peuvent-ils endosser un tel acte ? Les syndicalistes de demander purement et simplement l’annulation de cette transaction nébuleuse, la prise immédiate des mesures conservatoires qui s’imposent au profit exclusif des travailleurs, le renouvellement du conseil d’administration et l’audit du FOPES. » En outre, le FOPES « est devenu une machine à endetter le personnel pendant que ses fonds dorment dans les comptes de la Senelec ». Ils en veulent pour preuve le contrat d’assurance des cadres octroyé à une société d’assurance avec des changements majeurs dans la prise en charge des cadres sans aucune concertation, sans aucun bilan de la politique précédente et dans des conditions et circonstances qui restent à élucider. La retraite complémentaire ajoutent-ils, « depuis sa mise en place est gérée par la Direction Générale dans la plus grande opacité » La Sudeten au chapitre des dénonciations toujours, de faire savoir que de nombreux contrats juteux ont été signés avec des impacts négatifs sur la trésorerie de l’entreprise sur fond d’externalisation d’activités au profit de sociétés inexpérimentées. Ils ont cités Akilee et Excellec « qui présentent beaucoup d’irrégularités dans le plus grand défaut de transparence », feront-ils savoir. La location d’une puissance additionnelle de 120 MW auprès de Karpowership remet elle, la lancinante question de la planification avec ses sempiternels échecs à travers les centrales privées (IPP) dont le cas le plus récent est la centrale de Sendou « mort née » alors qu’elle est d’une puissance de 125 MW. Le Nouveau NSIC dénommée H2MC présente elle aussi beaucoup de dysfonctionnements dans son exploitation et impacte fortement le rendement de Senelec, indique aussi le Sudeten qui demande son évaluation. Enfin sur la mise en place du nouvel organigramme, le SUDETEN de dénoncer « un partage de postes et de responsabilités dans la hiérarchie supérieure pendant que de braves travailleurs continuent de trimer » mais aussi « la prolifération du népotisme. » Le Sudeten demande en conséquence, au DG, de privilégier la démarche inclusive et participative avec les partenaires sociaux, et de prendre toutes ses responsabilités pour que le personnel sente une gestion transparente, juste et équitable des ressources humaines. Pour conclure, ils ont interpellé les autorités étatiques face à leurs responsabilités quant aux risques de détérioration du climat social et encouragent les travailleurs à demeurer fermes et déterminés.
Mardi 15 Octobre 2019
Dakaractu



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