L’affaire du Professeur Sangharé a défrayé la chronique en début des vacances. Cela a ainsi pris une tournure assez rocambolesque avec des manifestations d’étudiants, d’artistes et autres. Cependant, cela valait-il la peine de pousser des cris d’orfraies avant de capituler en rase campagne ?
Nous l’avons vécue comme une insurrection citoyenne vis-à-vis du consulat français, avec des manifestations des acteurs culturels outrés par le refus de visa au professeur Sangharé. Il y eut des articles outragés à travers la presse. Et pour finir une conférence de presse de Hervé Le Bras le patron du Scac lui-même, qui est venu expliquer à des sénégalais atterrés, que ce n’était pas un refus de visa, mais un report de délivrance dû à une facture hospitalière impayée.
Une bouderie plus tard, le professeur Oumar Sangharé a fini par aller en France recevoir son prix d’on ne sait quoi, et s’est expliqué sur son demi-tour conceptuel en disant que c’est quand même en France qu’il avait de réelles capacités de recherches, enfonçant du coup notre pauvre université, en la cataloguant d’université sans moyens. Tout ça pour ça ? D’abord nous avons fait un foin énorme pour cette affaire, du seul fait qu’il s’agissait d’une personne connue, connue d’ailleurs du seul milieu universitaire, et pourtant ce type d’aventures arrive à des milliers de sénégalais qui n’ont jamais l’espace pour aller se plaindre à qui que ce soit.
Au nom de ces derniers, le professeur Oumar Sangharé aurait dû refuser, plié en quatre sur son canapé, d’aller de nouveau à Paris. Au vu de l’effervescence qu’a suscitée son affaire de visa, il aurait dû se faire l’emblème d’une cause, au lieu de réagir comme un spécimen de laboratoire qui se sauve tout seul d’un accident diplomatique, et ne pense qu’à ses recherches qui n’intéressent que lui et ses amis lettrés. En fait, il faudrait que nos intellectuels se guérissent du complexe de la France. On ne les a jamais vus se plaindre d’un visa refusé pour les Etats-Unis. Et pourtant, il doit bien y en avoir des cas de rejet de demande de visas pour Columbia ou Berkeley. Le professeur Oumar Sangharé aurait pu régler son problème tout seul comme il avait su aller se faire soigner tout seul au point de laisser une ardoise de 30 millions à l’hôpital. Oumar Sangharé aurait pu faire une conférence de presse pour nous expliquer pourquoi en définitive il acceptait d’aller de nouveau en France, et qu’en fait il n’aurait pas dû tant se plaindre d’un pays si hospitalier et si gentil qui lui accorde encore des médailles. Vit-on pour des médailles et des récompenses ?
Nous l’avons vécue comme une insurrection citoyenne vis-à-vis du consulat français, avec des manifestations des acteurs culturels outrés par le refus de visa au professeur Sangharé. Il y eut des articles outragés à travers la presse. Et pour finir une conférence de presse de Hervé Le Bras le patron du Scac lui-même, qui est venu expliquer à des sénégalais atterrés, que ce n’était pas un refus de visa, mais un report de délivrance dû à une facture hospitalière impayée.
Une bouderie plus tard, le professeur Oumar Sangharé a fini par aller en France recevoir son prix d’on ne sait quoi, et s’est expliqué sur son demi-tour conceptuel en disant que c’est quand même en France qu’il avait de réelles capacités de recherches, enfonçant du coup notre pauvre université, en la cataloguant d’université sans moyens. Tout ça pour ça ? D’abord nous avons fait un foin énorme pour cette affaire, du seul fait qu’il s’agissait d’une personne connue, connue d’ailleurs du seul milieu universitaire, et pourtant ce type d’aventures arrive à des milliers de sénégalais qui n’ont jamais l’espace pour aller se plaindre à qui que ce soit.
Au nom de ces derniers, le professeur Oumar Sangharé aurait dû refuser, plié en quatre sur son canapé, d’aller de nouveau à Paris. Au vu de l’effervescence qu’a suscitée son affaire de visa, il aurait dû se faire l’emblème d’une cause, au lieu de réagir comme un spécimen de laboratoire qui se sauve tout seul d’un accident diplomatique, et ne pense qu’à ses recherches qui n’intéressent que lui et ses amis lettrés. En fait, il faudrait que nos intellectuels se guérissent du complexe de la France. On ne les a jamais vus se plaindre d’un visa refusé pour les Etats-Unis. Et pourtant, il doit bien y en avoir des cas de rejet de demande de visas pour Columbia ou Berkeley. Le professeur Oumar Sangharé aurait pu régler son problème tout seul comme il avait su aller se faire soigner tout seul au point de laisser une ardoise de 30 millions à l’hôpital. Oumar Sangharé aurait pu faire une conférence de presse pour nous expliquer pourquoi en définitive il acceptait d’aller de nouveau en France, et qu’en fait il n’aurait pas dû tant se plaindre d’un pays si hospitalier et si gentil qui lui accorde encore des médailles. Vit-on pour des médailles et des récompenses ?