Dans une enquête exclusive, Dakaractu révèle une vaste opération d'escroquerie financière menée par le banquier Moustapha Sow dans le cadre du projet de Plan Spécial de Désenclavement. Des investigations poussées par les services de l'État chargés de la lutte contre la fraude ont montré que l'homme d'affaires a reçu dans ses comptes privés la somme de 95 milliards de francs CFA. Ces fonds étaient destinés au FERA, qui a emprunté en 2023 la somme de 507 milliards de francs CFA dans le cadre du Programme spécial de désenclavement (PSD) visant à doter le pays de 2 700 km de routes.
L'enquête indique clairement que Moustapha Sow a « indûment encaissé » ce montant avec la complicité de son associé britannique, Paul Woodman. En effet, ce dernier, via une société basée à Londres (ASGC UK), a reçu du gouvernement britannique un crédit export d'un montant de 774 millions d'euros (environ 507 milliards de francs CFA) à travers la banque japonaise MUFG UK.
Au lieu d'être versé directement dans les livres du Trésor public sénégalais, l'argent est arrivé dans les comptes d'ASGC Sénégal, une entité créée et détenue par Moustapha Sow au moment des faits. Les fonds ont d'ailleurs emprunté un circuit complexe avant d'arriver dans le compte ouvert par la société dakaroise de Sow à la FBNBank.
Selon les documents détenus par Dakaractu, le banquier a créé plusieurs sociétés à l'étranger pour se faire payer par ses partenaires de Londres. Parmi ces entités figure SF Capital Mauritius, épinglée par l'enquête car elle a servi de réceptacle aux commissions perçues par ASGC UK et ASGC Sénégal, dont Moustapha Sow est le principal bénéficiaire économique. Alors que la commission prévue dans le contrat était de 2,5 %, Moustapha Sow a perçu au total la somme de 12 milliards 647 millions de francs CFA sur les 95 milliards décaissés, soit plus de 13 %. Les versements ont été effectués sur ses comptes de SF Capital et Saloum Invest.
Pire encore, l'enquête révèle qu'ASGC UK a perçu au total au moins 22 milliards de francs CFA de commissions, reversant ainsi 13,6 milliards à Moustapha Sow. Au final, Sow et ses associés se sont partagés 23 % de commission sur un premier décaissement de 95 milliards.
Pour résumer : alors que l'Ageroute était le maître d'ouvrage de ce programme (qui devait doter le Sénégal de 2 700 km de routes supplémentaires) et que le FERA était le signataire et l'emprunteur du projet, c'est finalement ASGC Sénégal, créée par Moustapha Sow, qui a reçu les 95 milliards destinés à l'État du Sénégal.
Moustapha Sow s'est ainsi substitué au payeur général de l'État pour régler les entreprises de travaux publics engagées après appels d'offres par l'Ageroute et le FERA, deux entités publiques. L'homme d'affaires s'est immiscé dans un prêt contracté par l'État du Sénégal qui devra être remboursé par le gouvernement sénégalais pour en devenir l'unique gestionnaire. Des faits graves et inédits dans les annales des dettes contractées au nom du peuple sénégalais.
Ce prêt de 507 milliards est bien inscrit dans la dette publique du Sénégal, mais sur le premier décaissement de 95 milliards, aucun centime n'est passé par le Trésor. Dans un rapport remis aux autorités, ces faits graves ont été directement imputés à Moustapha Sow et au Britannique Paul Woodman, patron d'ASGC UK.
L'enquête indique clairement que Moustapha Sow a « indûment encaissé » ce montant avec la complicité de son associé britannique, Paul Woodman. En effet, ce dernier, via une société basée à Londres (ASGC UK), a reçu du gouvernement britannique un crédit export d'un montant de 774 millions d'euros (environ 507 milliards de francs CFA) à travers la banque japonaise MUFG UK.
Au lieu d'être versé directement dans les livres du Trésor public sénégalais, l'argent est arrivé dans les comptes d'ASGC Sénégal, une entité créée et détenue par Moustapha Sow au moment des faits. Les fonds ont d'ailleurs emprunté un circuit complexe avant d'arriver dans le compte ouvert par la société dakaroise de Sow à la FBNBank.
Selon les documents détenus par Dakaractu, le banquier a créé plusieurs sociétés à l'étranger pour se faire payer par ses partenaires de Londres. Parmi ces entités figure SF Capital Mauritius, épinglée par l'enquête car elle a servi de réceptacle aux commissions perçues par ASGC UK et ASGC Sénégal, dont Moustapha Sow est le principal bénéficiaire économique. Alors que la commission prévue dans le contrat était de 2,5 %, Moustapha Sow a perçu au total la somme de 12 milliards 647 millions de francs CFA sur les 95 milliards décaissés, soit plus de 13 %. Les versements ont été effectués sur ses comptes de SF Capital et Saloum Invest.
Pire encore, l'enquête révèle qu'ASGC UK a perçu au total au moins 22 milliards de francs CFA de commissions, reversant ainsi 13,6 milliards à Moustapha Sow. Au final, Sow et ses associés se sont partagés 23 % de commission sur un premier décaissement de 95 milliards.
Pour résumer : alors que l'Ageroute était le maître d'ouvrage de ce programme (qui devait doter le Sénégal de 2 700 km de routes supplémentaires) et que le FERA était le signataire et l'emprunteur du projet, c'est finalement ASGC Sénégal, créée par Moustapha Sow, qui a reçu les 95 milliards destinés à l'État du Sénégal.
Moustapha Sow s'est ainsi substitué au payeur général de l'État pour régler les entreprises de travaux publics engagées après appels d'offres par l'Ageroute et le FERA, deux entités publiques. L'homme d'affaires s'est immiscé dans un prêt contracté par l'État du Sénégal qui devra être remboursé par le gouvernement sénégalais pour en devenir l'unique gestionnaire. Des faits graves et inédits dans les annales des dettes contractées au nom du peuple sénégalais.
Ce prêt de 507 milliards est bien inscrit dans la dette publique du Sénégal, mais sur le premier décaissement de 95 milliards, aucun centime n'est passé par le Trésor. Dans un rapport remis aux autorités, ces faits graves ont été directement imputés à Moustapha Sow et au Britannique Paul Woodman, patron d'ASGC UK.