Un scandale financier d’une rare gravité secoue actuellement l’institution judiciaire à Mbour. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, un agent pénitentiaire affecté au tribunal de grande instance de la ville est poursuivi pour détournement de fonds portant sur un montant de 11,5 millions de FCFA.
Le mis en cause, N. Ndao, garde pénitentiaire et ancien secrétaire du procureur de la République, a comparu ce mardi devant la barre. D’après L’Observateur, il est accusé d’avoir puisé dans les caisses du tribunal entre 2024 et début 2026, profitant de ses fonctions pour accéder directement aux fonds consignés par des justiciables.
Un système qui éclate après une étrange incarcération
L’affaire, qualifiée de rocambolesque par L’Observateur, a éclaté après la mésaventure vécue par une dame identifiée sous les initiales P. Guèye. Celle-ci s’est retrouvée dans une situation incompréhensible lorsque l’un de ses proches, pourtant censé bénéficier d’une liberté provisoire après avoir versé plus de 3 millions de FCFA, s’est retrouvé incarcéré une seconde fois à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
Surprise par cette situation, elle découvre que l’argent consigné au secrétariat du parquet est tout simplement introuvable. Alerté, le président du tribunal de grande instance est saisi de l’affaire.
Très vite, d’autres familles signalent des anomalies similaires. Plusieurs justiciables affirment avoir versé des sommes importantes auprès de N. Ndao, à l’époque secrétaire du procureur. Pourtant, malgré les décharges officielles remises lors des consignations, l’argent semble s’être volatilisé.
Une enquête qui révèle un trou de plusieurs millions
Face à ces révélations inquiétantes, certains plaignants décident de saisir directement le nouveau procureur de la République. D’autres déposent plainte auprès de la Brigade de recherches de Saly Portudal.
Une enquête interne est alors ouverte. Les premières vérifications comptables révèlent un trou initial de 3 millions de FCFA. Interrogé en tant que gestionnaire de la caisse, N. Ndao finit par reconnaître les faits.
Mais au fil des investigations, le montant du préjudice grimpe. Selon L’Observateur, les enquêteurs découvrent que ce ne sont pas 3 millions mais 11,5 millions de FCFA qui ont été détournés au fil des mois.
Jusqu’à l’argent placé sous scellé
Les révélations deviennent encore plus troublantes lorsque l’agent pénitentiaire admet avoir également prélevé 500 000 FCFA dans un scellé appartenant à un détenu, lequel contenait aussi un téléphone portable.
Arrêté le 2 février par la Brigade de recherches de Saly, N. Ndao a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour à l’issue de sa garde à vue. Devant la barre, il a reconnu sans détour avoir détourné la totalité des 11,5 millions de FCFA.
Pour expliquer son geste, il évoque des difficultés financières rencontrées en 2024, assurant qu’il comptait rembourser les fonds avant même que la justice ne s’empare du dossier. Une explication qui n’a pas convaincu le parquet.
Une peine ferme requise
Lors de l’audience, le procureur de la République a estimé que la culpabilité de l’agent pénitentiaire ne faisait aucun doute. Il a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre N. Ndao.
Le tribunal a finalement mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 17 mars.
Le mis en cause, N. Ndao, garde pénitentiaire et ancien secrétaire du procureur de la République, a comparu ce mardi devant la barre. D’après L’Observateur, il est accusé d’avoir puisé dans les caisses du tribunal entre 2024 et début 2026, profitant de ses fonctions pour accéder directement aux fonds consignés par des justiciables.
Un système qui éclate après une étrange incarcération
L’affaire, qualifiée de rocambolesque par L’Observateur, a éclaté après la mésaventure vécue par une dame identifiée sous les initiales P. Guèye. Celle-ci s’est retrouvée dans une situation incompréhensible lorsque l’un de ses proches, pourtant censé bénéficier d’une liberté provisoire après avoir versé plus de 3 millions de FCFA, s’est retrouvé incarcéré une seconde fois à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
Surprise par cette situation, elle découvre que l’argent consigné au secrétariat du parquet est tout simplement introuvable. Alerté, le président du tribunal de grande instance est saisi de l’affaire.
Très vite, d’autres familles signalent des anomalies similaires. Plusieurs justiciables affirment avoir versé des sommes importantes auprès de N. Ndao, à l’époque secrétaire du procureur. Pourtant, malgré les décharges officielles remises lors des consignations, l’argent semble s’être volatilisé.
Une enquête qui révèle un trou de plusieurs millions
Face à ces révélations inquiétantes, certains plaignants décident de saisir directement le nouveau procureur de la République. D’autres déposent plainte auprès de la Brigade de recherches de Saly Portudal.
Une enquête interne est alors ouverte. Les premières vérifications comptables révèlent un trou initial de 3 millions de FCFA. Interrogé en tant que gestionnaire de la caisse, N. Ndao finit par reconnaître les faits.
Mais au fil des investigations, le montant du préjudice grimpe. Selon L’Observateur, les enquêteurs découvrent que ce ne sont pas 3 millions mais 11,5 millions de FCFA qui ont été détournés au fil des mois.
Jusqu’à l’argent placé sous scellé
Les révélations deviennent encore plus troublantes lorsque l’agent pénitentiaire admet avoir également prélevé 500 000 FCFA dans un scellé appartenant à un détenu, lequel contenait aussi un téléphone portable.
Arrêté le 2 février par la Brigade de recherches de Saly, N. Ndao a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour à l’issue de sa garde à vue. Devant la barre, il a reconnu sans détour avoir détourné la totalité des 11,5 millions de FCFA.
Pour expliquer son geste, il évoque des difficultés financières rencontrées en 2024, assurant qu’il comptait rembourser les fonds avant même que la justice ne s’empare du dossier. Une explication qui n’a pas convaincu le parquet.
Une peine ferme requise
Lors de l’audience, le procureur de la République a estimé que la culpabilité de l’agent pénitentiaire ne faisait aucun doute. Il a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre N. Ndao.
Le tribunal a finalement mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 17 mars.