En 2024, alors que les Sénégalais s’attendaient à fêter avec fastes et éclats les retombées de l’exploitation des ressources gazières et pétrolières pour que le pays fasse, définitivement, son entrée dans le club restreint des producteurs d’hydrocarbures, un nouveau régime est arrivé aux affaires. Il prend le relais du pouvoir du Président Macky Sall qui avait conduit le processus avec brio, métier et esprit républicain. Des années plus tard, on ne sent pas encore l’impact de cette richesse dans le vécu quotidien des populations. Au contraires, ces dernières sont fatiguées, tenaillées par la vie chère, l’incertitude économique et les querelles intestines au sommet de l’Etat.
Le nouveau régime brise tout simplement l’élan du peuple. Il dévoile son
incompétence au grand dam de concitoyens qui avaient fondés beaucoup d’espoir en lui.
Pour convaincre ce peuple, les autorités issues du Pastef ont fait croire qu’elles étaient les sauveurs attendus. Ceux qui inscriraient l’histoire de ce pays dans le marbre. Le tandem avait promis d’incarner l’idée que les patriotes pouvaient, enfin, compter sur lui pour régler les injustices les plus criardes et impulser le développement. Il se positionnait tel un pouvoir qui redonnerait aux nationaux, agents, opérateurs économiques et à toutes les autres couches de la société, la place qui leur sied dans le tissu économique. Que nenni !
A l’arrivée, la désillusion est sans mesure. Le pouvoir se montre encore plus cynique et encore plus méprisant à l’égard de l’expertise nationale, des compétences locales et des citoyens désireux d’offrir leurs avoirs et leur savoir pour le développement de leur pays.
Nous disons tout ceci parce que le débat soulevé par le Premier ministre lors de sa DPG, à propos du départ de Kosmos et les développements qu s’en sont suivis, sont plus que rageants. Ils renseignent toutefois sur un fait: la volonté de s’enrichir, le désir de puissance et de possession, orientent et impulsent l’action politique. Ils conditionnent presque toujours les décisions, surtout celles ayant des influences majeures sur les orientations économiques de la Nation.
Le cas le plus illustratif de ce mal qui met en évidence la façon la plus spectaculaire de faire est, sans aucun doute, cette affaire de 55 millions de dollars (33 milliards FCFA) dont quelqu’un, selon le Premier ministre LO, a fait cadeau à Kosmos en décidant de se substituer à l’Etat. Un scandale dont s’est saisie l’IGE et qui vient s’ajouter à l’Asergate pour ne pas nommer le prétendu détournement de 37 milliards FCFA à l’Agence Sénégalaise pour l’Electrification Rurale (ASER). Que dire des 8 milliards FCFA destinés aux sinistrés de Bakel et des 5 milliards FCFA alloués, sans base légale, aux casseurs, pompeusement, appelés “martyrs”? L’affaire Onas et les fonds spéciaux destinés à la Casamance, n’en parlons même pas.
De manière générale, c’est l’Afrique, notre continent, qui a mal dans ses contrats. Presque partout, la négociation et la signature sont souvent l’occasion rêvée pour de nombreux dirigeants de s’adonner à la corruption et à la concussion. Nous n’affirmons pas que c’est le cas ici. Mais ça en a tout l’air.
C’est d’ailleurs, consciente, de ces dérives qui hypothèquent dangereusement les chances de développement, que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a émis une directive incitant les Etats membres à observer des règles et à avoir des comportements éthiques qui sauvegardent l’intérêt national et préservent l’intégrité de notre patrimoine. Le gouvernement sénégalais, comme d’autres dans la communauté, n’en ont, quelque fois cure, au moment de signer avec certaines multinationales et investisseurs.
Un gouvernement confronté à de lourdes charges d’endettement, et incapables d’accroître directement les capitaux pour l’investissement devrait penser à tout sauf à laisser filer, gracieusement, entre ses mains, une aussi importante manne financière. Ça pue la corruption, à mille lieux!
Alioune Badara Coulibaly
Porte parole APR
Le nouveau régime brise tout simplement l’élan du peuple. Il dévoile son
incompétence au grand dam de concitoyens qui avaient fondés beaucoup d’espoir en lui.
Pour convaincre ce peuple, les autorités issues du Pastef ont fait croire qu’elles étaient les sauveurs attendus. Ceux qui inscriraient l’histoire de ce pays dans le marbre. Le tandem avait promis d’incarner l’idée que les patriotes pouvaient, enfin, compter sur lui pour régler les injustices les plus criardes et impulser le développement. Il se positionnait tel un pouvoir qui redonnerait aux nationaux, agents, opérateurs économiques et à toutes les autres couches de la société, la place qui leur sied dans le tissu économique. Que nenni !
A l’arrivée, la désillusion est sans mesure. Le pouvoir se montre encore plus cynique et encore plus méprisant à l’égard de l’expertise nationale, des compétences locales et des citoyens désireux d’offrir leurs avoirs et leur savoir pour le développement de leur pays.
Nous disons tout ceci parce que le débat soulevé par le Premier ministre lors de sa DPG, à propos du départ de Kosmos et les développements qu s’en sont suivis, sont plus que rageants. Ils renseignent toutefois sur un fait: la volonté de s’enrichir, le désir de puissance et de possession, orientent et impulsent l’action politique. Ils conditionnent presque toujours les décisions, surtout celles ayant des influences majeures sur les orientations économiques de la Nation.
Le cas le plus illustratif de ce mal qui met en évidence la façon la plus spectaculaire de faire est, sans aucun doute, cette affaire de 55 millions de dollars (33 milliards FCFA) dont quelqu’un, selon le Premier ministre LO, a fait cadeau à Kosmos en décidant de se substituer à l’Etat. Un scandale dont s’est saisie l’IGE et qui vient s’ajouter à l’Asergate pour ne pas nommer le prétendu détournement de 37 milliards FCFA à l’Agence Sénégalaise pour l’Electrification Rurale (ASER). Que dire des 8 milliards FCFA destinés aux sinistrés de Bakel et des 5 milliards FCFA alloués, sans base légale, aux casseurs, pompeusement, appelés “martyrs”? L’affaire Onas et les fonds spéciaux destinés à la Casamance, n’en parlons même pas.
De manière générale, c’est l’Afrique, notre continent, qui a mal dans ses contrats. Presque partout, la négociation et la signature sont souvent l’occasion rêvée pour de nombreux dirigeants de s’adonner à la corruption et à la concussion. Nous n’affirmons pas que c’est le cas ici. Mais ça en a tout l’air.
C’est d’ailleurs, consciente, de ces dérives qui hypothèquent dangereusement les chances de développement, que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a émis une directive incitant les Etats membres à observer des règles et à avoir des comportements éthiques qui sauvegardent l’intérêt national et préservent l’intégrité de notre patrimoine. Le gouvernement sénégalais, comme d’autres dans la communauté, n’en ont, quelque fois cure, au moment de signer avec certaines multinationales et investisseurs.
Un gouvernement confronté à de lourdes charges d’endettement, et incapables d’accroître directement les capitaux pour l’investissement devrait penser à tout sauf à laisser filer, gracieusement, entre ses mains, une aussi importante manne financière. Ça pue la corruption, à mille lieux!
Alioune Badara Coulibaly
Porte parole APR