Santé : La médecine traditionnelle vers la restructuration d’un cadre réglementaire


La 19ème édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle est célébrée ce mardi 31 Août. Cette année aussi, la problématique de la restructuration du secteur est encore soulevée par les acteurs mais aussi l’iendification du tradipraticien. En effet, comme ce fut le cas avec la médecine moderne, ordonnée et organisée, ces traditionnalistes se sont interrogés à savoir pourquoi pas eux ? Ce pratrimoine propre qui est une réalité offrant une perspective d’une alternative par rapport à certains défis qui se pose au niveau de là santé de la population, manque d’organisation et de réglementation. Ce qui a créé un sentiment de doute chez certains. Amath Niang, le Président de l’inter ordre des médecins pharmaciens de préciser qu’une cohabitation des deux n’est possible que si les tradipraticiens se soumettent à un certain nombre d’obligations qui recoupent les avis de l’inter ordre  « beaucoup prétendent être revêtu de compétences pour guérir et détenir des remèdes d’ordre traditionnel. Ce que je ne saurais renier ni remettre en cause. Cependant ma rigueur scientifique m’oblige  à m’interroger par rapport aux procédés qui ont conduit à de tels résultats. » Constatant l’attachement de la population à cette médecine et leur orientation vers certains praticiens, raison pour laquelle les pouvoirs publics sont interpellés pour le contrôle de cette activité en définissant les critères d’appartenance à la médecine ainsi que les conditions d’exercice de cet art.

Selon docteur Niang, ce patrimoine doit être exploité en l’introduisant dans des modules de formation diplomante avec la possibilité d’une spécialisation. D’ailleurs, la pandémie de la Covid-19 a montré la nécessité pour les pays en voie de développement de trouver des mécanismes d’une alternative à la dépendance pharmaceutique. La souveraineté de cette dernière est impérative pour pouvoir assurer l’autonomie dans la prise en charge des besoins de médicaments « notre environnement est tout à fait approprié pour nous permettre de nous soigner par nous-mêmes et pour nous ». D’où l’urgence d’aller vers la restructuration et la création d’un cadre réglementaire du secteur de la médecine traditionnelle. Sur ce, ils invitent l’ensemble des acteurs à être beaucoup plus inclusifs pour s’ouvrir aux professionnels de la médecine moderne, afin d’en arriver à un niveau  de complémentarité.
Mardi 31 Août 2021
Dakaractu



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