Saly portudal : Un agent des Impôts dépouillé de, le vigile confondu par 7 minutes d'absence sur la caméra

Un vigile poursuivi dans une affaire de cambriolage conteste les accusations portées contre lui après la disparition de biens estimés à plus de 4,5 millions de francs CFA. Selon L’Observateur, le tribunal de Mbour a ordonné un déplacement sur les lieux pour confronter les images de vidéosurveillance aux déclarations du prévenu.


Sept minutes d’absence, l’accès aux clés d’un appartement et des portes ne présentant aucune trace d’effraction : ces éléments occupent une place centrale dans une affaire de vol examinée par le tribunal d’instance de Mbour. D’après L’Observateur, C. A. Faye, vigile de nuit dans une résidence de Saly Portudal, est poursuivi après un cambriolage dénoncé par un agent des Impôts et Domaines.
 
Les faits remontent au samedi 10 octobre 2026. Aux alentours de 20 heures, M. M. Diop, son épouse et leur invitée quittent l’appartement pour une sortie en ville. Avant leur départ, le trousseau de clés est confié au vigile, rapporte le quotidien.
 
À leur retour, vers 21 h 30, les occupants découvrent la disparition de plusieurs biens. Le préjudice est évalué à plus de 4,5 millions de francs CFA. Il comprend notamment des bijoux en or, des montres de marque, des parfums de luxe, une sacoche contenant des documents administratifs et un iPhone 17.
 
L’absence de trace d’effraction attire l’attention. Selon le récit du journal, les portes ne présentent pas de signe de forçage, ce qui conduit les investigations à s’intéresser à l’utilisation possible des clés.
 
Saisie d’une plainte, la Brigade de recherches de Saly Portudal fait exploiter les fichiers de vidéosurveillance de la résidence par un technicien. Les images auraient notamment permis de relever une absence du vigile de sa guérite pendant exactement sept minutes, alors qu’il avait la garde du trousseau.
 
À l’audience, C. A. Faye nie avoir commis le vol. D’après L’Observateur, il a d’abord contesté avoir reçu les clés avant que les déclarations de l’épouse du plaignant ne soient opposées à sa version. Pour expliquer son absence, il aurait indiqué s’être déplacé afin de nettoyer le véhicule d’un autre résident, stationné en face.
 
Le ministère public a requis deux ans de prison, dont six mois ferme. Le tribunal n’a toutefois pas rendu sa décision sur la seule base des éléments discutés à ce stade. Il a ordonné un transport judiciaire à Saly pour examiner les lieux et confronter la configuration des caméras aux explications du prévenu.
 
La reprise des débats a été fixée au 5 novembre 2026. 
Vendredi 30 Octobre 2026
Dakaractu